• Récit d'une autopsie en date du 11 Pluviose de l'An IV, dans les Affiches d'Angers

     


  • Suite à l'Article sur Marie Thérèse Charlotte de France

    Si je pose la question: Qui est-ce ?
    Tout le monde le connait, combien lui donne un nom ?

    Jean-Baptiste Drouet, né à Sainte-Menehould (51) le 8 janvier 1763 et mort à Mâcon (71) le 10 avril 1824, fils d'un marchand de bois, est un révolutionnaire français.



    Jean-Baptiste Drouet

    Il était maître de poste à Sainte-Menehould lorsque le 21 juin 1791 une berline, luxueuse pour l'époque, et une petite voiture font halte dans le relais dont il a la charge. La berline a six passagers, la voiture deux, trois domestiques en livrée jaune les accompagnent. Ils sont très pressés. Une heure après ce passage, un homme arrive, épuisé. Au nom d'un garde national qui l'a informé que Louis XVI de France a quitté Paris dans la nuit, comme de nombreux « patriotes », il chevauche au travers les différents relais du secteur afin de retrouver des traces du roi.

     

    Jean-Baptiste Drouet fait le rapprochement avec la berline. Le nombre de passagers correspond. Il se souvient que l'équipée se dirigeait vers Varennes-en-Argonne. Aussitôt, il avertit les autorités locales. Il fut choisi pour partir à cheval, avec son ami Jean-Chrisosthome Guillaume, il avertit le maire, le commandant de la Garde Nationale, celle de Varennes. Il organisa le contrôle de la berline du roi et de sa famille. Toute la nuit, il fit son possible pour empêcher le roi de quitter Varennes jusqu'à l'arrivée de l'aide de camp de La Fayette, qui procéda à l'arrestation du Roi, conformément au décret de l'Assemblée dont il était muni.


    L’arrestation du roi et de sa famille à Varennes.

    Il s'empressa d'aller faire son rapport à la Constituante qui lui accorda une récompense de trente mille livres puis alla au club des Jacobins et à l'Hôtel de Ville.

     

    Élu député en septembre 1792 à la Convention il siégea sur les bancs des montagnards. Il fut nommé membre de la Commission des Vingt-Quatre chargée d'inventorier les documents de l'armoire de fer. Dans le procès du roi, il vota contre l'appel au peuple, pour la mort et contre le sursis. Le 13 avril 1793, dans l'affaire de Marat, il se prononça contre sa mise en accusation. Fougueux, violent même, manquant de nuance et sans doute borné, il était partisan d'un république dure, il disait : « Soyons brigands, s'il faut l'être, pour le salut du peuple ». Il fut envoyé en qualité de commissaire à l'armée du Nord (1793), s'enferma dans Maubeuge, assiégé par l'armée du prince de Cobourg et tomba aux mains des Autrichiens. Il ne revint en France qu'en décembre 1795, échangé avec d'autres révolutionnaires contre Madame Royale (la fille de Louis XVI). On le retrouve au Conseil des Cinq-Cents, mais il trouva que la République avait bien changé pendant sa captivité. Il fut accusé d'avoir participé à la conspiration ourdie par Babeuf, et fut arrêté le 10 mai 1796, jugé puis acquitté par le jury le 26 mai 1797. Il s'était évadé dans des circonstances mystérieuses, était aux îles Canaries quand il apprit son acquittement, il s'empressa de rentrer en France. Lorsqu'il fut arrêté, le public, à Paris comme en Province, a pu penser qu'il avait été emprisonné parce qu'il avait jadis arrêté le roi. Il est certain qu'un tel prisonnier embarrassait le Directoire et il est fort possible que Barras ait favorisé son évasion. Son procès, où il fut jugé par contumace, fut une formalité.

     

    Il fut décoré de la Légion d'honneur en 1807 par Napoléon Ier et la petite histoire rapporte que l'Empereur,lui remettant cette distinction sur le site de Valmy, lui aurait dit « Monsieur Drouet, vous avez changé la face du monde ». Il fut nommé sous-préfet de Sainte-Menehould. À ce titre, en 1814, durant la campagne de France, il prit la tête d'un groupe de franc-tireurs qui harcelait les arrières des Alliés. Frappé par la loi condamnant les régicides, il fut exilé sous la Restauration, mais ne pouvant se résoudre à quitter son pays, il vécut à Mâcon sous le faux nom de Maergesse.

    Il décéda à Mâcon le 11 avril 1824, dans une maison de la rue Carno. (Wikipédia)

    Voici sa version de son emprisonnement, relevée sur les Affiches d'Angers du 29 Nivose de l'An IV.

     

     


  • Marie Thérèse Charlotte de France, née le 19 décembre 1778 à Versailles et morte le 19 octobre 1851 à Frohsdorf en Autriche, est la fille aînée du roi Louis XVI et de Marie-Antoinette d’Autriche. Elle est le seul membre de la famille royale stricto sensu à avoir survécu à la Révolution de 1789. Le 10 juin 1799, en épousant son cousin, Louis, elle devient duchesse d’Angoulême, puis dauphine de France, puis en exil comtesse de Marnes.

    • Naissance et baptême à Versailles

    Marie Thérèse Charlotte de France est appelée « Madame » ou « Madame Royale », sa mère l’appelant toutefois par le surnom de « Mousseline la Sérieuse ». Elle est le premier enfant de Louis XVI et de Marie-Antoinette, né après plus de huit ans de mariage.

    Marie-Thérèse est baptisée le 19 décembre 1778, jour de sa naissance, dans la chapelle du château de Versailles par le cardinal-évêque de Strasbourg, grand aumônier de France, en présence d’Honoré Nicolas Brocquevielle, curé de l’église Notre-Dame de Versailles : son parrain est un cousin de son père, le roi Charles III d’Espagne, représenté par Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence, et premier dans l'ordre de succession. Sa marraine est sa grand-mère maternelle, l’impératrice-douairière Marie-Thérèse, représentée par la comtesse de Provence.

    La princesse royale Marie-Thérèse-Charlotte, couramment appelée par son troisième prénom, connut une enfance de fille de France dans une cour de Versailles unique en son genre. De nombreux écrits, notamment les mémoires de la baronne d’Oberkirch, témoignent du caractère orgueilleux de la jeune princesse, que Marie-Antoinette se souciait beaucoup de corriger.


    Mousseline la sérieuse

    C’est une enfant de dix ans qui se trouve confrontée aux violences de la révolution lors de l’installation forcée de sa famille au palais des Tuileries à Paris le 6 octobre 1789. Le comte de Fersen convainc le roi et la reine de s’enfuir (épisode de Varennes-en-Argonne) le 20 juin 1791. La famille royale (le roi, déguisé en valet, la reine, déguisée en chambrière, la sœur du roi, Madame Élisabeth, le dauphin habillé en fille, Marie-Thérèse et la marquise de Tourzel, gouvernante des enfants) se font prendre et sont ramenés, non sans risque pour leur vie, au château, puis, après une dernière émeute, le 10 août 1792, emprisonnés à la prison du Temple. À l’issue de son procès commencé en décembre, le roi déchu est condamné à mort alors que Marie-Thérèse a quatorze ans. Elle commence peu avant l’exécution de son père (le 21 janvier 1793) à écrire ses mémoires[réf. nécessaire]. En septembre 1793, sa mère est transférée à la Conciergerie de Paris et elle est séparée de son frère cadet.

    Dans un premier temps, alors que l’attention de tous est fixée sur le roi et la reine, les enfants restent dans l’ombre. Après l’exécution de son père le 21 janvier et de sa mère le 16 octobre 1793, elle reste seule avec sa tante paternelle, Madame Élisabeth, 28 ans, et son jeune frère Louis, âgé de 7 ans.

    • Premier exil

    La situation change après le décès de la reine : les survivants, le dauphin, Marie-Thérèse et leur tante "Madame" Élisabeth, ne peuvent être jugés pour des crimes politiques dont ils sont innocents. Ils sont dès lors enfermés pour ce qu’ils représentent : il s’agit de les séparer.

    Le 10 mai 1794, Madame Élisabeth est à son tour guillotinée. Le jeune Dauphin meurt à l'âge de 10 ans, des suites de mauvais traitements et de tuberculose le 8 juin 1795.

    Marie-Thérèse qui passe son adolescence en prison n’apprend leur mort qu’en juillet 1795. Elle puise un grand réconfort moral dans sa foi.


    Marie-Thérèse de France à 17 ans (Füger, 1796).

     

     

     

     

     

    Finalement libérée le jour de ses dix-sept ans (19 décembre 1795), la princesse est échangée contre les Français (Pierre Riel de Beurnonville, Jean-Baptiste Drouet, Hugues-Bernard Maret, Armand-Gaston Camus, Nicolas-Marie Quinette et Charles-Louis Huguet de Sémonville) capturés par l’armée autrichienne. En quittant la France, elle aurait versé des larmes, ne tenant aucune rigueur aux Français pour ses malheurs comme elle l’écrit dans ses mémoires. Dès lors, elle vécut à Vienne accompagnée par François Hue, à la cour de son cousin germain l’empereur François II, qu’elle tient cependant pour responsable de la mort de sa mère, en raison de son inaction. Son séjour forcé à Vienne la rendit froide et maussade, et cela ne lui donna que peu de contacts avec les émigrés français qu’elle ne pouvait par ailleurs pas aider financièrement. (Wikipédia)

    Relevé sur les Affiches d'Angers de Nivose de l'An IV


  • S'il cet article me rempli de ravissement, et qu'il n'est point de langage raffine ici, n'ai-je honte a la pensée que l'on eu pu écrire ceci autrefois ?

    Les Affiches d'Angers de février 1795

     

     


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    La Médiathèque intercommunale l'Orangerie de Jarnac
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    A très bientôt,

     

     


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  • Si je n'ai à ce jour, aucun ancêtre dans le Finistère, voici à plus de 95% la Terre de mes Racines.
    Je laisse aux "irréductibles Contestataires, Séparatistes et autres Indépendantistes" le choix de garder où non la Loire Atlantique en Bretagne ou en Pays de Loire.

    Pour information:
     La question du rattachement de Loire-Atlantique à la région Bretagne est un débat qui fait suite à la séparation de ce département des départements de la région Bretagne et son rattachement à la région des Pays de la Loire lors de la création des régions administratives françaises en 1956, alors que le territoire de la Loire-Atlantique faisait partie depuis l'an 850 du Duché de Bretagne, devenu province de Bretagne jusqu'en 1790. 

    Ce démembrement reste un sujet polémique dans ce département, ainsi que dans le reste de la Bretagne. Des élus de Loire-Atlantique et des autres départements bretons, des mouvements politiques et des associations régionales demandent la réunification administrative des cinq départements dont la Loire-Atlantique en une seule région Bretagne.

     
     
    Mes cinq enfants...
     


    Partons de Nantes à Brest pour une aventure entre armor et argoat..

    Le premier de mes cinq enfants s'appelle le Morbihan "c'est mon préféré car étant le plus petit des enfants (Bihan)"..qui doit son nom à son fameux et très recherché "Golfe de la petite mer", il se partage avec Mor Braz "La grande mer" de son Houat, Hoëdic, Belle-Île-en-Mer et Groix. C'est une grande famille avec ses nombreux îlots. C'est le plus bretonnant de tous car il est le seul à avoir préservé son nom en Breton, c'est un petit joueur çui la, il aime se cacher dans les Landes de Lanvaux. Son défaut serait peut être de ne pas tenir la marée...parfois!

    Mon deuxième enfant s'appelle Penn ar Bed, le Finistere, le plus croyant de la famille, scrutant l'horizon d'un air tempéré ce tenant toujours prêt pour une aventure au bout du monde, oui je sais que ce n'est pas une fin en soi de vouloir découvrir la fin de la terre!!. Parfois la mer d'Iroise le rappelle à ses origines pour un retour sur l'archipel de Molène qui ménage ses peines pour lui éviter la pointe du raz, alors il marche sur la terre des montagnes noires du Menez-hom se ressourcer dans la chapelle au Mont Saint Michel de Brasparts au plus profond de sa croyance..

    Mon troisième s'appelle les Côtes-d'Armor, Aodoù an Arvor en breton. Ce Costarmoricain, c'est le plus frileux des cinq!!, normal nous sommes dans le Nordddd!! Je l'aime bien avec sa cote de granit rose qui lui donne une belle couleur très appréciable surtout lorsqu'il porte une ceinture dorée. Je le surnomme mon émeraude tellement il me fascine avec sa Manche qui lui apporte une belle façade entres collines et falaises, il est loin d’être un manchot çui la

    Mon quatrième s'appelle l'Ile-et-Vilaine, il est timide et se cache souvent dans le massif armoricain pour se préserver de la vilaine qui tourne parfois ses effluves autour de Rennes!, mais il aime parfois se baigner dans la Manche pour découvrir et partager l'émeraude avec son frère des cotes d’Armor, sa superstition l'envoie parfois du coté de la foret de Paimpont pour y découvrir des mystères!! lesquels? aller donc savoir!!

    Mon cinquième s'appelle la Loire Atlantique, elle à pour marraine Anne de Bretagne, elle le suit dans son sillon depuis la Bretagne, c'est la fleur bleu de la famille et des que l'occasion s'offre, elle s'en va rejoindre la Cote d'Amour au gallo de sa langue traditionnelle en espérant son rattachement tant attendu!!
     
     
     

  • 1649 - Juillac-le-Coq (16) : l’exécution publique du cadavre d’une suicidée



    Une logique imperturbable : le suicide est un crime grave, et donc celui qui le commet mérite le châtiment suprême, la pendaison. Au nom de ce principe, les juges du ressort de Bouteville nous entraînent dans un scénario ahurissant.

    1649 – PROCES-VERBAL TOUCHANT L’EXECUTION DU CADAVRE DE CATHERINE DUBOIS SUICIDEE DANS LES LIMITES DE LA TERRE ET SEIGNEURIE DE JUILHAC LE COQ.

    Sources : Fond Albert – Babinet de Rancogne – Procès-verbal faict en 1469, touchant lexecucion du cadapure dune femme trouvee noyee dans les limites de la terre et seigneurie de Juilhac le Coq, en Angumois

    Point de sépulture chrétienne, ni de pitié pour la dépouille de Catherine DUBOIS dont le cadavre doit être pendu. C’est la sentence énoncée par les hommes de loi avec l’aval de l’église car se suicider est un crime. La situation se révèle macabre, car plusieurs jours se passent en échanges épistolaires avec force détails pour déterminer la juridiction compétente pour exécuter la sentence.


    Lundi 4 septembre 1649 - Les faits



    Ce jour de 1469, Catherine DUBOIS épouse de Colas Martin, laboureur demeurant en l’hôtel de Nodon de Boisson de Verseuin en la paroisse de Juilhac le Coq se suicide en se jetant dans le puits de la maison. Guillaume Laisne, juge de la cour de Juilhac le Coq dépendant des chanoines de l’église cathédrale d’Angoulême prend conseil auprès de Jehan Symon, assesseur du Sénéchal d’Angoumois pour savoir qui devra appliquer la sanction pénale. Le cadavre de Catherine doit-il rendre raison à la justice des chanoines ou à la seigneurie de Bouteville dépendant des Comtes d’Angoulême ? le suicide a eu lieu en limite des terres appartenant au chapitre d’Angoulême et de celles de Marguerite de Rohan, comtesse d’Angoulême, dame de Bouteville. S’ensuit un échange de missives sur la conduite à tenir. Il n’y a point de bourreau pour appliquer la loi. Qui voudra donc se charger de transporter le corps jusqu’aux bois de justice et appliquer la sentence ? Guillaume LAISNE s’adresse à Helie GIRAULT, homme de loi pour demander conseil sur la procedure

    « Je Guillaume Laisne, juge de la court ducict Juillac pour messieurs seigneurs doyen et chappitre, incontinant que en fuz assauante (instruit) par Pierre Berteau, sergent audic Juilhac pour mesdicts seigneurs, allay faire linformacion sur le lieu, et icelle faicte la envoyay en Engolesme à honnorable et sage maistre Helies Girault licencie en loix, ; seneschal de mesdicts seigneurs doyen et chappitre, et lui en excriuis mes lettres missibles, et aussi à monsiegneur maistre Jeahan Symon licencie en loix accesseur de monseigneur le lieutenant, de monseigneur le seneschal Dangoumois, pour savoir commant il leur plairoit que sur ce que me eusse à gouverner et proceder oudit cas. Lequel dict maistre Helies Girault mescriuit de sa main en la maniere qui sensuit »

    Mardi 5 septembre – La réponse de Girault



    « Monsieugneur le juge je me recommande à vous tant que plus puis. Jay veu ce que escript mauez Monseigneur laccesseur et moy auons uisite linformacion que mauez enuoyee touchant la femme qui sest tuee ; et sommes doppinion que faciez assauoir (informiez) au procureur de Bouteuille (Bouteville) que soy rende la ou on a accoustume rendre les criminels a la justice de Bouteuille quand le cas y aduient (advient) ; et illec le corps qui a present est sur terre soit trayne jusques audict lieu et le bauldrez et liurerez audict procureur et officiers de Bouteuille pour en faire lexecucion, cest assauoir (à savoir) estre trayne et pandu, se bonnement faire se peut ; si non, seroit meilleur que le corps fust trayne hors la terre de Juilhac et mis dedans la terre et chastellenie de Bouteuille, et illec, le enterrer en terre prophane, car peut estre que la solennite de justice ny pourroit estre gardee propter fetorem cadaueris, etc. Et tout ce ferez comme mon accesseur ou je vous commetz par la teneur de ces presentes a y besongner comme se je y estoie en propre personne. ……… »

    Escript Engolesme cetuy mardi cinqyesme jour de septembre. En la souzscripcion est escript : Le tout vostre Helie GIRAULT et en la supscipcion : A Monsiegneur le juge de Comgnac (Cognac) et de Juilhac le Coq.

    Nuit du mardi 5 septembre - Réponse de Guillaume Laisné



    Après concertation avec le chapitre et le procureur de Bouteville, Guillaume Laisne adresse de nouvelles missives à Helies Girault et Jehan Symon.

    « Mon tres chier et honnore seigneur, tousjours moy recommande à vostre bonne grace, et vous plaise savoir que moy et Robert Catris procureur à Bouteuille auvons veues les lettres que escriptez mauez faisans menssion que vous et monseigneur laccesseura uez veu les lettres que escriptes vous auoye et aussi à lui auec linformacion de la mort de Katherine Bubois de Juilhac le Coq qui se tua ; et mauez rescript que loppinion de vous et de monseigneur laccesseur estoit que le corps de la dicte femme fust rayne de par la justice de mesdicts signeurs de chappitre jusques au lieu accoustume à livrer les crimineulx, sans ce que declairez le lieu. Touttefois, monseigneur du Frayne (Pierre du Bois, écuyer dont la seigneurie relevait de Juilhac le Coq) ma aujourduy dit que cest a une croix appellee la croix Faulconin, laquelle croix est pres de leglise de Juilhac comme de distance dune versayne (longueur d’un sillon) et demye ou environ ; et est ladicte croix bien auant au-dedans de la seigneurie ducict Juilhac ; et que audict lieu accoustume à liuvrer les crimineulx ledict corps fust liure aux procureur et officiers de la justice de Bouteuille, qui semblablement feroient trayner ledict corps jusques aux justices de Bouteuille ; et que illec le feroient pandre ou autrement le feroient enterrer en la chastellenie de Bouteuille, la ou pour la fetour et puanteur on le pourroit pandre. Si est ainsi que nous ne trouuions (trouvions) homme pour mesdicts seingeurs qui vueillent faire trayner ledict corps pour la justice de mesdicts seingeurs jusques au dict lieu accoustume, disans que cest loffice xde bourreau ; et aussi nous nauons (n’avons) point de bourreau par deca, et nen y a point au pays que nous sachons ; et pour ce, ne sauons commant nous y puissions proceder, car ledict corps est desja infect et puant, tellement que lon nen peut endurer la fleureur, ja soit ce que je lay (bien que je l’ai fait enfouir) fait enfonsser en une pipe ; et est encores ledict corps prez du poys (puits) dont il a este tire. Je le voulloye faire mener aux prisons de messeigneurs a la voulture (basse-fosse) mais le fermier nomme Heliot de Bresme ne si veult consentir tant pour la puanteur que aussi pour ce qui dit quil noseroit demourer de njuyt en ladicte voulture sy le corps y estoit. Et pour ce, plaise vous en parler auec mondict seigneur laccesseur et y aduiser ensemble quil en est a faire, et aussi lui remonstrer que monseigneur de Linieres (Lignières) doit fournir de bourreau pour madame de Bouteuille (Bouteville) et lui fauldroit faire assauoir et quil eust espace competente de le sercher ; et quant il seroit serche, si doubte je que pour la puanteur il ne le pourroit executer ; et nous semble que dors en auant lexecucion ne sen peut faire que par figure ; et que ledict corps soit mis en terre la ou vous et monseigneur laccesseur aduiserez (aviserez) et que vous et lui ensemblement nous en vueillez rescripre ce quil en sera a faire, affin de garder le droit des seigneuries d’une partie et dautre ; ………. Escript à mardi de nuyt cinqyesme de septembre.

    Mercredi 6 septembre - Réponse au dos de la lettre de Jehan Symon, assesseur



    « Monsieugneur le juge, nous auons veu les lettres que escriptes a monsiegneur de la Mothe et à moy. Puisquil nest possible de y faire ne y garder les sollennitez de justice, je suis doppinion pour le present que le corps soit enterre en quelque lieu que ce soit. Touteffoiz sil estoit possible quil fust mis en la terre de Bouteuille la ou par vous et monseigneur le procureur seroit ordonne, ce seroit e mieulx ; et une autre foiz on y fera ce quil appartient par figure ou aultrement. …….. »

    Escript Angolesme, cestuy mercredi. Et en la soubzscripcion : le tut vostre Jehan Symon


    Jeudi 7 septembre – La sentence est exécutée



    Avec l’accord de toutes les parties et commis par Helies Girauld, Guy Laisne ordonne au sergent Pierre Bertauc de rassembler les habitants du village où a eu lieu le crime afin d’assister à l’exécution de la sentence.

    « Je ledict Guilaume Laisne, juge audict Juilhac le Coq pour mesdicts seingeurs doyen et chappitre Dengoleme, et commis en ceste partie de par mondict seigneur maistre Helies Girauld licencie en loix leur seneschal, le jeudi matin septyesme ducict mois de septembre, lan susdict, feiz par Pierre Berteau sergent de mesdicts seigneurs doyen et chappitre, faire commandement de par mesdicts seigneurs aux manans et habitans de ladicte terre et seigneurie de Juilhac le Coq de eulx rendre solennellement icellui dict jeudi à heure de dix heures audict mayne Naudun Verseuin embastonnez pour accompagnez ladicte justice. A laquelle heure de dix heures dicellui jus es, presences de honnorable homme et sage Robbert Cattris procureur audict Bouteuille (Bouteville) pour très haulte et puissante princesse madame la contesse Dengolesme, de nobles hommes Pierre du Bois seigneur du Frayne, de Henry du Bois son filz escuiers, de pierre de Bresme fermier de la terre et seigneurie de Juilhac pour mesdicts seigneurs et leur procureur audict lieu, dudict Pierre Berteau sergent, de Guillaume Persay, de Guillaume Moreau, Pacault Foncheteau, Helyot Gaillart, Helyot Ymbart, Mathelin Friquet, Arnault Moreau, Guillaume Pignou, Guillaume Aliet, Pierre Garnier, Guillaume Prepian, et de plusieurs autres habitans dudict Juilhac le Coq, feiz charger ledict corps de ladicte feue Katherine Dubois estant enfonsse en une pipe pour la puanteur euicter (éviter) et le mectre en une charrecte attelee de deux chevaux, et la mener en la compagnie des dessus dicts jusques au quarrefour de la croix du Poyou six en la paroisse de Segonzac, et en la chastellenie terre et seigneurie de Bouteuille (Bouteville). Auquel dict quarrefour je liuray pour et en nom de mesdicts seigneurs doyen et chappitre à cause de leur justice et jurisdiction dudict Juilhac le Coq le dict corps de ladicte Katherine en la presence que dessus, ausdicts procureur sergent et prevost fermier de la prevoste dudict Bouteuille (Bouteville), pour en faire lexecucion ; lesquels le prindrent et accepterent pour receu, protestacion sur ce faicte par ledict procureur de madame la contesse, que ce fust sans preiudice des droiz de madicte dame, et aussi par ledict procureur de mesdicts signeurs doyen et chapittre que ce fust sans priudice des droiz de mesdicts seigneurs. Au quel dict quarrefour du couste et a la part deuers le Bouchet et sans preiudice que dessus, ledict corps estant en ladicte pipe, incontinant fut enterre. Lequel dict quarrefour est fait et est cause du chemin que lon va de Jarnac a Saint-Fort et du chemin que lon va dudict Bouschet a Richarduille (Richarville, village commune de Segonzac).

    Et en tesmoing de verite de tout ce que dessus est escript ainsi auoir este fait, jay signe ces presentes de mon seing manuel cy mis. Signé Laisne.

    Source Histoire Passion 


  • Je suis allé ily a quelques temps, au cimetière de Jarnac, chercher des renseignements pour un membre de Généa.com

    Cependant, une sépulture a retenue toute mon attention. Un appel à famille avant déménagement de la concession.
    Il s'agit de Jean Balotaud décédé le 31/10/1878 ainsi que Henri Albert Balotaud décédé le 29 mai 1917

    Voici les photos (en espérant que cet appel trouvera bon entendeur)





    Henry Albert Balotaud mort au Champ d'Honneur le 29 mai 1917



     

     

    Mail reçu ce jour (27/05/2013):
    Bonjour,

    Henri BALOTAUD et Marguerite DELISLE sont mes arrières GP
    Henri Albert BALOTAUD dcd 1917 etait le frère de ma GM maternelle c'est moi qui ai ddé à la mairie de jarnac d'apposer un avis sur la sépulture, que voulez vous savoir ?
    Cordialement Sylvette ...