• Ma vie en quelques photo

    Ilyan, mon fils de 5 ans, est entrée cette année à la Grande école.
    Le Directeur de l'école sait que je m'intéresse à l'histoire et à la généalogie, je lui avais demandé en début d'année, la permission d'entrer dans la cour de l'Etablissement pour prendre en photo, l'entrée du très vieux cimetière Protestant (1628), (voir article).

    Ce matin, alors que j'accompagnais Ilyan pour 8h45, il m'interpelle.
       - Monsieur Rivet bonjour, c'est vous qui faites de la généalogie ?
       - Bonjour Messieurs, Dames, oui, c'est bien moi
       - Madame Gros, institutrice des CE1/CE2, aimerait vous entretenir d'un projet.
             - Bonjour Monsieur. Je penses que cette année, nous aborderons le sujet de la Famille avec les élèves et je serais très heureuse si vous pouviez m'apporter, si cela vous est possible, par votre présence, votre aide afin d'aborder avec eux, la Généalogie sous un aspect ludique. Qu'en pensez-vous ?

    Je dois dire, c'est d'ailleurs ce que  je lui ai répondu, que le sujet m'emballe.
    Maintenant, je n'ai aucune idée de "par où" aborder la chose ?
    Quelqu'un s'y est-il déjà atteler ?

    Des débuts de piste:


  • Je plains celui qui devra trouver un acte à Yzeray (49) dans les années 1700 à 1710. Ce qui sera bientôt mon cas, j'en suis à 1774.

    Voici ce que vous trouverez pour les 30 premières page du registre BMS 1700-1760, et encore, celle-ci n'est pas tachée.

    Voici l'acte de Sépulture de Mathurin COCHARD (sosa 1000) à Yzernay le 1er octobre 1774

    Avant retouche


    AD BMS 1760-1789 page 202/455

    Après retouche


  • Village Natal de Jean TOUCHET (sosa 41136 - 16e Génération) à Simone TOUCHET (Sosa 2571 - 12e Génération),

    Acte de Baptême de Blaise TOUCHET, sosa 20568, fils de Jean TOUCHET
    à Juvardeil le 21/12/1566

    AD BMS 1563-1639 page 24/380

    Juvardeil est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.

    • Localisation
                                 
    Voir la carte topographique de France
     


       

       

    • Histoire de Juvardeil

    Selon Pierre Riché, en 851, une bataille entre les troupes de Charles le Chauve et du chef breton Erispoë a lieu à Juvardeil, près de Segré.

    • Personnalités liées à la Commune

     

     

     

     

    En 1760 naissait au château du Crucifix, situé dans le bourg de Juvardeil,
    Charles de Bonchamps célèbre général de la guerre de Vendée (1793).     
    L'un des principaux chefs de l'armée vendéenne en guerre contre les républicains révolutionnaires, Charles de Bonchamps acquit sa renommée, toujours vivante aujourd'hui, en graciant 5000 républicains faits prisonniers à Saint Florent le Vieil en Octobre 1793.     
    Ce geste de pardon, unique pendant cette courte guerre marquée par sa violence et sa sauvagerie, a été immortalisé par le grand sculteur David d'Angers et son oeuvre "grâce aux prisonniers" qu'abrite l'abbatiale de Saint Florent le Vieil.     
    Du château du Crucifix Bonchamps est né il ne reste rien. Une croix en fer forgé en rappelle l'emplacement.     
    Par contre on peut toujours voir, dans le bourg de Juvardeil, le joli manoir de la Poitevinière où il vécut les sept premières années de sa vie.

     

     

    Jean-Louis Pesch, de son vrai nom Jean-Louis Poisson, né le 29 juin 1928 à Paris est arrivé neuf jours plus tard à Juvardeil en Maine-et-Loire. Il est scénariste et dessinateur de bandes dessinées, principalement connu pour la série des Aventures de Sylvain et Sylvette, qu’il reprend en 1956 à la mort de Maurice Cuvillier, son créateur. Il est aujourd’hui une référence dans la bande dessinée pour enfants. Il a remporté le prix du meilleur dessinateur animalier au Salon de la BD de Toulouse en 1974.

     

    Il prendra comme pseudonyme « Jean-Louis Pesch » en hommage à ses cousins du Gers qui l'appelaient « lou pesch » (« le poisson » en gascon)

    Pour le moment, aucun cousinage avec ni l'un ni l'autre.


    La Sarthe à Juvardeil

     

    • Juvardeil et la Rivière au fil des siècles

    Un premier barrage est construit sans doute au 12ème siècle. Il était situé entre le centre bourg et le Port Joret. En même temps apparaissaient une porte marinière ancêtre de l'écluse, et les premiers moulins. Au début du 19ème siècle les roues d'un moulin à tan et de trois moulins à blé tournaient sur la chaussé de Juvardeil traversant la Sarthe.
    Cet ensemble ne diparaîtra qu'au milieu du 19ème siècle après sept cents ans de bons et loyaux services lorsque les portes marinières seront remplacées par des écluses.
    Pendant la plus grande partie de cette longue période la Sarthe était la seule voie de communication. Il est rapporté qu'en 1592 un bâteau à passagers fit naufrage au passage de Juvardeil entraînant la mort de trente personnes !
    Jusqu'à la fin du 19ème siècle les bâteaux naviguants sur la Sarthe étaient en bois. Ils étaient appelés gabare ou chaland et leur propulsion était assurée par le halage à dos d'hommes jusqu'à l'arrivée des écluses et l'aménagement du chemin de halage qui permit le passage des chevaux. Juvardeil, marqué depuis des siècles par une riche tradition artisanale, a connu durant la deuxième moitié du 19ème siècle une intense activité dans le domaine de la construction navale. Sur les 120 chantiers existants dans tout l'ouest de la France une dizaine se trouvaient à Juvardeil qui construisaient des chalands de Loire appelés gabareaux pouvant atteindre 30m de long.

    Entre 1880 et 1914, 800 chalands de Loire furent enregistrés à Nantes dont près d'un quart fut construit à Juvardeil !
    Pendant cette période d'or, la population de la commune approche les 1200 habitants (800 aujourd'hui) dont 150 travaillaient pour le construction navale !
    De cette activité on ne trouve aujourd'hui que les restes du dernier chantier qui ferma ses portes en 1961.

    • La rivière à Juvardeil au début du 19 ème siècle 

       Si ce plan vieux de près de deux cents ans, montre que la forme du bourg de Juvardeil était très semblable à celle d'aujourd'hui, il met par contre en évidence que la Sarthe présentait à l'époque un visage bien différent de celui que l'on peut voir maintenant.
       Juvardeil possédait encore son propre barrage. Une porte marinière permettait le passage des gabares et trois moulins à blé plus un moulin a tan tournaient, installés sur la chaussée du barrage (ce n'est qu'en 1850 que les écluses remplacèrent les portes marinières et que Juvardeil perdit son barrage et son moulin).
       Quant à la Sarthe, face à la Cadière, elle se présentait plus comme un lac parsemé d'îles et d'îlots que comme une simple rivière. Un vrai paradis pour la promenade nautique qui, hélas, a disparu.
       Corps vivant capable de mille changements, la rivière a été, au cours des siècles, modelée par les hommes qui l'ont domestiquée et mise à leur service. Son lit est aujourd'hui sage et contrôlé. Elle a perdu ses multiples bras, son allure sauvage et semble s'être endormie. Elle se réveille doucement chaque hiver pour recouvrir les prairies des Basses Vallées Angevines et dangereusement tous les dix ou vingt ans pour inonder villages et autres sites habités trop proches de son lit.

    Sources: Wikipédia, Marie de Juvardeil,


  • Toujours à Cherré (49), village d'une partie de mes sosas.

     

    • D'abord le tonnerre

                                                             Cette année, la tour de l'église St Jean
                     
    Tonerre                          Baptiste, sur les dix heures du soir, le

                                                             tonnerre est tombé dans nostre clocher
                                                             Il y a fait beaucoup de ravage.




    AD MS 1652-1668 vue 33/68


    • La stérilité (des cultures)

                                                                  L'hyver dernier s'est passé tout en pluyt qui a
                                                                  causé si grande stérilité qu'en plusieurs lieux
                                                                  de cette paroisse on n'a pas recueilli
                                                                  les sepmences. Dieu nous garde de famine.


    AD MS 1652-1668 vue 33/68

     

    • Une année chère


                                                                     En toute cette année le bled a esté fort
                               
    anneé chère                 cher ayant valu pendant les mois de may,
                                                                     juin et juillet soixante quinze soulz le seigle
                                                                     mesure des ponts de Sé et ce jourd'huy
                                                                     dernier d'aoust on le vent encor quarante
                                                                     cincq soulz


    AD MS 1652-1668 vue 40/68

    •  Mais bonne en vin

     

                                                                                Le bled n'a point encore baissé de pris.
                                                                                Ce jour 9è d'octobre ainsi vault 45 sous le boisseau.
                                                                                Il a esté cette année si grande abondance de
                                                                                pommes que plusieurs pommiers en ont
                                                                                esquarteléz.
                                                                                Il a esté assez bonne année de vin.
                                                                                Il a esté du bled médiocrement.


    AD MS 1652-1668 vue 41/68

    •  Un autre hiver rigoureux

     

                                          L'hyver dernier a esté fort froid, fort venteux et
             Autre grand         fort neigeux et a duré deux mois en trois reprises.
                                          La première depuis le jour de St André [30 novembre] iusques au jour
                hyver                 de St Luce [13 décembre]. La seconde depuis le jour de St Estienne [26 décembre] iusques
                                          au lendemain des Rois [7 janvier]. Et la troisième depuis la
                                          conversion de St Paul [25 janvier] iusques au jour de St Mathias [24 février].
                                          Ce qui a esté cause que les herbes potagères ont esté
                                          si chères que la livre de fueilles de choux a esté
                                          vendue dans Angers vingt souls.


    AD MS 1652-1668 vue 43/68

    (Merci à  Stéphane Cosson pour les transcriptions)