• Barbezieux (16) Le pasteur part officier vers d’autres cieux

    Arrivé à Barbezieux en 2007, le pasteur Christiane Nyangono est mutée à Caen au mois de juillet. 

    Christiane Nyangono plongée dans les récits d’un de ses illustres prédécesseurs,
    le pasteur Théophile Duproix, découvreur de la chapelle templière de Cressac. (photo d. l.)

     

    Christiane Nyangono est en plein déménagement. Des cartons s’entassent dans la maison du pasteur de Barbezieux. « J’ai une énorme collection de bibles et le dos en compote », confie la jeune femme qui garde le sourire. Elle va officier sous d’autres cieux à partir du mois de juillet. Elle part pour la Basse-Normandie, plus précisément à Caen. « J’ai eu peur du climat normand, mais comme je n’aime pas le soleil, je suis sûre que la région va me plaire. » Surprenant pour cette Camerounaise d’origine. « Je souffre de vitiligo et de dépigmentation partielle de mon visage, une pathologie contraignante qui m’oblige à limiter toute exposition au soleil… »

    La rencontre avec la communauté protestante caennaise a fini par convaincre Christiane. « Il s’est passé quelque chose entre nous, une évidence, alors que j’y allais sans l’intention de quitter mon poste à Barbezieux. » Pourtant, tout pasteur a la possibilité de changer d’horizon au bout de cinq ans de ministère sur une même paroisse.

    • 4 000 kilomètres par mois

    Arrivée à Barbezieux en 2007 pour occuper son premier poste, Christiane Nyangono sentait poindre ces derniers mois une certaine routine accompagnée d’une grande fatigue. Car la communauté de Barbezieux est vaste. Elle s’étend bien au-delà du Sud-Charente, dans un rayon de 200 kilomètres, jusqu’au nord de la Gironde et de la Dordogne. Elle regroupe 250 foyers et près d’une centaine de membres actifs.

    Au volant de sa petite voiture, Christiane parcourt entre 3 000 et 4 000 kilomètres par mois pour s’occuper de ses brebis. « J’avais l’impression d’être toujours sur la route et de ne pas prendre assez de temps pour mes visites et offices. Il était urgent d’apporter un souffle nouveau pour redynamiser la paroisse. Et puis les cimetières commençaient à me parler, j’y ai accompagné beaucoup de personnes qui me manquent… »

    • Ses premiers pas de pasteur

    Elle n’oubliera jamais Barbezieux qu’elle a découvert sur une carte à l’issue de son année de stage, à Lyon, après ses études de théologie à Montpellier entamées dès son arrivée en France, en 2002.

    « J’ai fait ici mes premiers pas de pasteur, une fois la glace cassée, j’ai découvert une communauté chaleureuse et accueillante. » Sa personnalité joviale et dynamique a rapidement conquis les fidèles « après une petite adaptation de mon accent à celui de la région », sourit-t-elle. Autres bons souvenirs, le synode régional organisé en octobre et ses nombreux échanges avec la communauté catholique. Un œcuménisme que la jeune femme aime cultiver autant que son potager. « C’est à Barbezieux que je me suis passionnée pour le jardinage. »

    Elle dira au revoir dimanche 23 juin lors d’un pot de départ qui suivra la naissance officielle de l’Église protestante unie de Barbezieux (Epub) à la suite du premier synode de France de l’Église protestante unie de France qui se tient actuellement à Lyon.

    Source: Sud Ouest.fr

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