• La Vénus de Médicis arrive à Paris

    Relevé dans les Affiches d'Angers de Thermidor 1803

    Paris le 5 Thermidor


    Paris le 9 Thermidor

     

     

    Ce fameux "Musée Napoléon", n'est autre que le Musée du Louvre.

    En 1803, dix ans après sa création, le musée du Louvre est rebaptisé musée Napoléon. Il demeure jusqu'en 1814 le plus prestigieux musée du monde par l'ampleur et la qualité de ses collections constituées, outre par les anciennes collections royales et les biens saisis à l'Eglise et aux émigrés, par les prises de guerre effectuées en Belgique, en Italie, en Prusse et en Autriche. En 1815, à la chute de l'Empire, près de 5000 oeuvres furent ainsi restituées à leurs pays. 

     

    Si le nom de Napoléon reste attaché à cette politique de spoliation des oeuvres d'art, il n'en est pourtant pas l'initiateur. C'est la Convention nationale qui propose dès 1794 cette solution aux vaincus pour payer leurs indemnités de guerre. Le Directoire poursuit cette politique et invite le jeune général Bonaparte lors de la campagne d'Italie à "enrichir la capitale de la liberté des chefs-d'oeuvre auxquels l'Italie doit sa réputation, afin d'ajouter à l'éclat de trophées militaires le charme des arts bienfaisants et consolateurs".

     

     

    La Vénus de Médicis est une célèbre sculpture grecque en marbre représentant la déesse Aphrodite (Vénus pour les Romains). C'est une copie du premier siècle av. J.-C. d'une statue originale en bronze, du type de l'Aphrodite de Cnide, qui aurait été faite par un élève de Praxitèle. Elle est devenue un point de repère de l'évolution de la tradition classique occidentale. Elle se trouve à la Galerie des Offices à Florence.

     

    L'origine de la statue est mal documentée. « Sa réputation semble avoir grandi graduellement » remarquent Francis Haskell et Nicholas Penny. Elle fut décrite pour la première fois en 1638, dans la collection de la Villa Médicis de Rome, dans une anthologie de l'artiste François Perrier des plus nobles statues à Rome que les ravages du temps avaient épargnées. Elle était cependant déjà connue en 1559, car sa réduction en bronze apparaît dans une série de cette année commandée par Niccolò Orsini, comte de Pitigliano, comme cadeau à Philippe II d'Espagne. La série fut exécutée par un sculpteur Néerlandais, élève de Benvenuto Cellini, nommé Willem van Tetrode.

    La peinture de 1772 de John Zoffany : La Tribune des Offices (maintenant dans la Royal Collection),
    montrant la Vénus (à droite) exposée dans la tribune, entourée par des connaisseurs anglais et italiens.

    Bien que les visiteurs à Rome, tel John Evelyn, l'aient décrite comme « un miracle de l'art », elle fut envoyée à Florence en août 1677. Dans la tribune des Offices, elle était un des passages obligés du Grand Tour, et était universellement considérée comme l'une des meilleures statues antiques à avoir survécu. Luca Giordano en fit des centaines de croquis ; Samuel Rogers lui rendit visite quotidiennement ; Zoffany l'inclut dans sa peinture de 1778 de la Tribune des Offices ; Byron consacra cinq strophes de Childe Harold à sa description. Ce fut l'une des précieuses œuvres d'art envoyées à Palerme pour échapper à la rapacité française, mais en vain : une pression diplomatique telle fut exercée qu'elle fut transportée à Paris en 1803.
    Ce n'est qu'après la chute de Napoléon qu'elle revint à Florence le 27 décembre 1815.

    Source Wikipédia

    « Nicolas Baudin, ExplorateurJacques 1er, premier Empereur d'Haïti »