• Le 1er Consul offre un Sabre au général Ney

    Relevé dans les Affiches d'Angers de Méssidor 1802

     
    Surnommé le « Brave des braves », Ney déploie un grand courage au combat,
    en particulier pendant la retraite de Russie. Il aurait été le dernier Français
    à quitter le territoire russe.

     

    Sabre de luxe offert par le Premier Consul au général Ney

    sabre
       

    Auteur :
    MANUFACTURE DE VERSAILLES

    Date :
    1801

    Technique :
    Acier, laiton doré, bois, basane, cuir

    Dimensions :
    ; L. 96 cm

    Lieu de conservation :
    Paris, Fondation Napoléon (donation Lapeyre)

    Crédits :
    © Fondation Napoléon - Patrice Maurin-Berthier

    Commentaires

    Ce modèle atypique - garde "à l'allemande", lame et fourreau "à l'orientale" - est un curieux montage dont l'origine est incontestable et qui réunit les deux styles à la mode au début du Consulat. La garde de ce sabre possède une branche simple en laiton doré dont la face interne porte l'inscription "Le 1er Consul au Général Ney". Le pommeau ovale est décalé par rapport à la poignée, élément caractéristique du sabre "à l'allemande". Cette poignée est en bois recouverte de basane noire avec un filigrane d'argent. Au milieu de la croisière figure les oreillons rectangulaires décorés du foudre de Jupiter qui, à cette époque, symbolise le commandement, mais qui deviendra dans un proche avenir l'emblème des États-Majors.

    Cette garde finement ciselée est montée sur une très belle lame orientale du type "Pala" en acier damassé à décors épigraphiques en application d'or, dans un cartouche se lit une devise coranique louant Dieu, dans un macaron figure la signature du fourbisseur : Moissa Farah.

    Pendant la campagne d'Egypte, un effet de mode avait voulu que les officiers français adoptent des armes orientales. Ces sabres s'obtenaient soit par "prise" au combat contre les fameux cavaliers mamelucks soit, tout simplement, par la voie du négoce dans les souks du Caire. Toujours est-il qu'un grand nombre de ces sabres ou de ces lames furent ramenés d'Egypte dans les bagages des officiers républicains. C'est ainsi que la manufacture d'armes de Versailles put se procurer quelques exemplaires de ces lames qu'elle utilisa pour réaliser en nombre limité des armes de luxe ou de récompense destinées à de hautes personnalités militaires.

    Le fourreau a été spécialement fabriqué pour cette lame. Les attelles de bois sont recouvertes d'un chagrin noir, les trois garnitures de laiton doré ; chape, bracelet et bouterolle sont ciselés de motifs floraux décoratifs. Enfin sur la partie interne de la chape figure l'inscription "Manufacture à Versailles".

    Il est très probable que cette arme ait été offerte au général Ney à la suite de la bataille de Hohenlinden le 3 décembre 1800 pendant laquelle il avait montré une grande bravoure. Le général Ney devint maréchal le 19 mai 1804. 
     
    Christian Blondieau
    (texte extrait du catalogue Trésors de la Fondation Napoléon. Dans l'intimité de la Cour impériale)

    « Exécution de Pierre Guillemot, Roi de Bignan (Chouan)Il n'y avait plus de croquettes ? »