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Henri Arnauld, l'Évêque d'Angers, ressuscité

En fouillant les Registres, on espère toujours faire de belles trouvailles, sinon pour notre généalogie, au moins pour le plaisir de tous.
Celle que je viens de faire, nous ne sommes certainement pas nombreux à l'avoir relevée.

Henri Arnaud, l'Évêque ressuscité
Henry ARNAUD
1597-1692
Évêque d'Angers (1649-1692)



Sur le Registre BMS 1682-1697 de Sainte-Gemmes-d'Andigné (49)

Henri ARNAULD, Curé de Sainte-Gemmes-d'Andigné (49), puis Évêque d'Angers, est décédé le 26 janvier 1692 à , à l’âge de 96 ans,
après être devenu aveugle, presque sourd et très atteint de la goutte.

 

Le vingt et six de Janvier L'an mil Six
cent quatre vingt douze mourut vers les trois
heures après midy Messire Henry Arnault
Évêque d'Angers âgé de quatre vingt seize ans.
Depuis près de quarente ans, Évêque deux
après être devenu aveugle presque sourd et
fort abattu des gouttes. Requiem  pace

Fin du présent mémoire ....

Henri Arnaud, l'Évêque ressuscité
AD BMS 1682-1697 vue 79/174

Jusque là, rien de bien extraordinaire ...
Si ce n'est ce petit texte en marge, qui lui vaut son pesant de cacahuètes.

Il était mort
mais il revint
comme par
miracle de mort
à vie et il vi
encore en assez
bonne santé
fait ce 2e moy
1692

Henri Arnaud, l'Évêque ressuscité
AD BMS 1682-1697 vue 79/174

Il s'éteindra finalement 5 mois plus tard:

Le Dimanche septieme jour de Juin 1692 décéda ______
Illustrissime et révérendissime Henry Arnault ________
Évêque d'Angers âgé de quatre vingt dix sept _________
Ans et depuis quarente et quatre ans Évêque et fut _____
enterré Le Samedy Suivant avec beaucoup de _________
cérémonies et de tristesse étant le plus digne Évêque ___
Dont on ait entendu de nos jours. Requiem cat ________

Henri Arnaud, l'Évêque ressuscité
AD BMS 1682-1697 vue 85/174

Ce qui m'étonne, c'est que ni Google, ni Wikipédia (ci-dessous) ne fasse pas mention de cette singularité exceptionnelle, qui me parait quand même d'une extrême importance ?

Aurais-je déniché une perle ?

Henri Arnauld
 
Henri Arnauld
Image illustrative de l'article Henri Arnauld
Biographie
Naissance 30 octobre 1597
Paris
Décès 8 juin 1692
à Angers
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 29 juin 1650
Dernier titre ou fonction Évêque d'Angers
Évêque d'Angers

Ornements extérieurs Evêques.svg
Blason ville fr Pomponne (Seine-et-Marne).svg
 

 ***

Henri Arnauld est un évêque janséniste, né à Paris le 30 octobre 1597 et mort à Angers le 8 juin 1692.

Biographie

Un membre de la famille Arnauld

Henri Arnauld est le second fils d’Antoine Arnauld l'avocat et de Catherine Marion. Il est donc le frère de Robert Arnauld d'Andilly, du Grand Arnauld et des mères Agnès et Angélique, abbesses de Port-Royal. Il est enfin l’oncle de Simon Arnauld de Pomponne, ministre de Louis XIV.

L’abbé mondain et le diplomate

Henri Arnauld fait des études de droit et reçoit en parallèle la tonsure en 1615. Il exerce un temps le métier d’avocat, à la suite de son père. Après la mort de celui-ci, il refuse d'être pensionné par les protecteurs de son père et se tourne vers une carrière ecclésiastique. Il prend le nom de M. De Trie (ou Trye), du nom d'un fief hérité de sa mère, près de Montmorency. En 1621, il part à Rome comme secrétaire du cardinal Bentivoglio, ancien nonce apostolique en France. Il refuse la charge d’auditeur de rote, prestigieuse mais contraignante. Il y rencontre l'ambassadeur de France à Rome, Noël Brûlart de Sillery, qui lui pourvoit l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers en 1622.

Il en prend possession en 1624, et devient la même année aumônier ordinaire du roi et prend les ordres mineurs et majeurs à Rome. Il rentre en France en 1625 et partage sa vie entre Paris et Pomponne, domaine de son frère Robert Arnauld d'Andilly.

Grâce à la protection de son cousin Manassès de Feuquières, il reçoit l’archidiaconé de Vittel avant d’être élu évêque de Toul (1637). L’élection est acceptée par le roi mais le pape Urbain VIII refuse de lui envoyer sa bulle de provision. Il fréquente alors les salons, notamment celui de Madame de Rambouillet, écrit des vers et correspond notamment avec Jean Chapelain, Balzac ou Valentin Conrart.

D’après les Mémoires de son frère, il refuse l’évêché de Périgueux et la charge de visiteur général en Catalogne et se tourne encore une fois vers l’Italie. Le cardinal Mazarin le charge d’une mission diplomatique en 1645 après l’avoir nommé conseiller d’État.

Il doit réconcilier le pape Innocent X avec la famille Barberini afin de s’opposer au parti espagnol à Rome. Henri Arnauld demeure en Italie de 1645 à 1648, en compagnie de son neveu Antoine, effectuant également de courtes missions à Parme ou à Florence.

L’évêque janséniste

Peu de temps après être rentré en France, il est nommé évêque d'Angers par le roi (30 janvier 1649). Sacré dans l’église de l’abbaye de Port-Royal de Paris, il gagne définitivement Angers à la fin de l’année 1650, décidant de strictement résider dans son diocèse. Avec Nicolas Pavillon, Il constitue le modèle de l’évêque janséniste. Il s’entoure de personnes capables et intelligentes et entreprend de régulièrement visiter son diocèse et surveille le clergé séculier.

En janviers 1652, alors qu'il était parti porter ses condoléances à un ami, la fronde angevine éclate. Il est arrêté aux Ponts-de-Cé alors qu'il regagne Angers. Réfugié à Brissac puis à Saumur, il exhorte la régente Anne d'Autriche à l'indulgence et réussi à diminuer les représailles que les troupes royales devaient faire subir à Angers, sans pouvoir empêcher les exils des conjurés.

Son jansénisme amène cependant des situations de conflits avec le pouvoir royal. En particulier, il fait partie des quatre évêques qui refusent de signer le Formulaire, avec Nicolas Pavillon, François-Étienne de Caulet et Nicolas Choart de Buzenval.

Après la Paix de l'Église, Henri Arnauld se voue entièrement à son diocèse : il rédige un catéchisme avec les évêques de Luçon et de La Rochelle, tente de convertir les protestants d’Anjou, poursuit ses visites pastorales. Il est ainsi en odeur de sainteté dans son diocèse et dans les cercles jansénistes : Madame de Sévigné écrit ainsi : « Sa sainteté et sa vigilance pastorale est une chose qui ne se peut comprendre. […] J’ai trouvé dans sa conversation toute la vivacité de l’esprit de ses frères. C’est un prodige, je suis ravie de l’avoir vu de mes yeux » (lettre du 21 septembre 1684).

Il meurt le 8 juin 1692. Le corps est exposé pendant 6 jours pour permettre aux angevins de se recueillir. Le curé de Sainte-Gemmes-d'Andigné écrit sur son registre: « Ce fut le plus digne évêque dont on ait entendu de nos jours ». Ses obsèques sont solennels. Il est enterré dans le bras gauche du transept de la cathédrale d'Angers, sous une dalle en marbre.

Source: Wikipédia

 

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B
Tout à fait Jean Michel, c'est même pour que l'on veille un mort aujourd'hui je crois, si c'est devenu un rite pour se retrouver une dernière fois auprès du défunt, je crois qu'à l'origine c'était pour le cas où il se réveillerait et pour ne pas l'enterré vivant.
J
Encore une anecdote intéressante ! Les faits relatés par ces actes sont sûrement vrais : on n'avait pas les moyens autrefois de diagnostiquer avec certitude la mort. En Allemagne il y avait même des "maisons des morts" où on exposait les défunts pendant huit jours pour être bien sûr de leur état. J'ai lu d'autres cas en France de ces morts qui revenaient à eux, malheureusement je n'ai pas de références.