• Elle se fait remettre à sa place, la Veuve LE GRAND, pour avoir vociféré envers Julien HOUDU et Marie GUYARD sa femme, mes Sosa 712 et 713, des gens d'honneurs, comme ils disent.

    Trois Pater, deux Avé et trente sols

    Le vingt quatre avril mil sept cens dix huit
    sur la signature donnée à la veuve LE GRAND à la requète
    de Julien HOUDU nos parroissiens au sujet de certaines
    paroles iniurieuses qu'il dit avoir reçu de la dite LE
    GRAND les avons accordés et la ditte LE GRAND en présence
    de Sr François GENOIT marchand cerger de Durtal
    de ? René ALLAIRE marchand du dit Chemiré, a
    reconnus le dit HOUDU et se femme pour gens d'honneur
    et se sont le dit HOUDU et sa femme et le ditte LE
    GRAND reconnus récoproquement comme tels et
    promis à l'avenir de ne dire aucune parole
    iniurieuse sous peine de trente sol demande
    appliquable aux pauvres de le ditte parroisse dont
    ils sont convenus devant nous Pretre Curé
    Soussigné les dits témoins

    Commandement
    AD 49/Chemiré-sur-Sarthe/BMS 1715(février)-1792 vue 31/564


  • C'est la 1ere fois que je trouve des Premières Communions sur un Registre BMS

    1eres Communions

    Le dimanche de l'Octave de la Fête Dieu (*) onze juin
    mil sept cent dix neuf ont fait leur première
    Communion François GUERTIN agé de ....
    Urbain JEHERE agé de ....
    Renée GODRON agé de .... François EON agé de
    quinze ans
    Magdelaine GODRON agée de douze ans cinq mois
    Marie QUENTIN agée de douze ans six mois, Anne Jamin
    agée de douze ans quatre mois. Anne THEULIER agée de treize ans et demi
    Jeanne LANGLOIS agée de treize ans un mois, Magdelaine
    DOBERT agée de treize ans
    Cécile CHELOT agée de douze ans deux mois.

     

    1eres Communions
    AD 49/Chemiré-sur-Sarthe/BMS 1715(février)-1792 Vue 40/564

     

    (*) Avant 1955, le jour Octave, c’est-à-dire aujourd’hui, ne le cédait qu’à une fête de Ière classe ‘primaire’, c’est-à-dire la Nativité de St Jean-Baptiste (quand Pâques tombe un 18 avril), la fête des Sts Pierre et Paul (quand Pâques tombe un 23 avril) et les fêtes locales de la dédicace ou du titulaire de l’église et des patrons principaux du lieu. C’est dire l’importance qu’avait cette Octave dans l’année liturgique avant 1955.

    Jusqu’en 1929, les vêpres du jour étaient celles de la Fête-Dieu, en 1929, elles furent remplacées par les 1ères Vêpres du Sacré-Cœur : jusqu’en 1929, la Fête du Sacré-Cœur était en effet une fête de Ière classe ‘secondaire’, la seule d’ailleurs, et la réforme de Pie XI concernant les règles liturgiques de la Fête du Sacré-Cœur en 1929 la mit au rang des plus grandes fêtes : ce qui explique le changement des Vêpres. Pie XI introduisit aussi des changements au 1er Nocturne du jour Octave.
    Source: http://www.introibo.fr


  • 45 qui dit mieux ? C'est le nombre de signatures sur l'acte de Mariage de Jean RICHE, Marchand de draps et de soies de la Ville d'Angers (49), avec Magdelaine GODRON de cette paroisse, ce 21 février 1735 à Chemiré-sur-Sarthe (49).

    45

     

    Le vingt et un février mil sept cent trente (cinq) après
    la publication des bans faite en cette église et celle
    de St Pierre d'Angers Canoniquement une fois seuement
    sans oppositionvenue à notre connaissance comme il paroit
    par le certificat du Sieur Curé de St Pierre en datte du
    vingt février mil sept cent trente cinq. Signé J. PRUDHOMME
    La dispense des deux bancs ayant été accordées par Mrs
    LE GOUAD? Vic. généarl en datte du treisième du dit mois et
    an et par Mrs Les Doyen et Chanoines de l'Eglise d'Angers en
    datte du quatorze ddu dit mois et an. Le tout infirmé
    et controllé et registré les Fiancailles faittes le même
    jour ont été épousés par nous Prestre Soussigné avec
    la permission de Mr le Curé, le Sieur Jean RICHE
    marchand de draps et soye de la ville d'Angers fils de
    Feu Sieur François RICHE l'Aisné marchand, ancien Juge
    en la Juridiction Consulaire de la ville de Poitiers et de
    défunte Damoiselle Marie DE COSSE de la Paroisse de
    St Pierre d'Angers d'une part le dit marié agé d'environ
    trente cinq ans et Damoiselle Magdelaine GODRON
    agée d'environ vingt six ans, fille de Feu Sieur
    Michel GODRON marchand Germier et de Damoiselle Marie
    CAMERELLE présente et consentente de cette Paroisse
    d'autre part. en présence de Pierre, René, Yves et Jeanne
    les GODRONS, Frères et Soeur de la Mariée, de René ALLAIRE,
    de Vénérable et Discret Maistre René De La BARRE Prestre
    Vic. de Chambellay, de Maistre Pierre BOUCHARD
    Notaire Royal, de René GODRON, tous proches
    parents de la mariée de cette Paroisse et de
    plusieurs autres parents et amys qui ont bien
    connaistre les dits mariés et leur domicille et ont
    signé avec nous.

    45
    AD 49/Chemiré-sur-Sarthe/BMS 1715(février)-1792 Vue 155/564


  • Le Curé de Chenillé-Changé (49) était-il trilingue ?
    Le Régistre BMS 1573-1674 commence par d'étranges signes "cabalistiques", qui s'avèrent, après réflexion, être un condensé de Latin, d'alphabets Grec et Hébraïque.

    Le Curé trilingue
    IHS (Jésus Christ)
    et MA (Vierge Marie)

    Le monogramme IHS (parfois JHS) est une abréviation et une translittération imparfaite du nom de « Jésus » en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S1 (JES. = Jesus/Ιησους, IHΣOYΣ = nom complet en grec). (Wikipédia)

    En extrapolant: IHΣOYΣ ou Ichtus (du grec ancien ἰχθύς / ikhthús (« poisson »)) est un symbole chrétien utilisé du Ier siècle au IVe siècle, devenu au XXe siècle un symbole graphique représentant un poisson formé de deux arcs de cercle, ainsi qu'un acronyme (ou un acrostiche).

    Le Curé trilingue

    Le poisson représente l'eau du baptême. Par ailleurs, le mot forme, en grec ancien (langue véhiculaire davantage parlée dans l'Empire romain que le latin), un jeu de mots puisque c'est aussi l'acrostiche du nom attribué à Jésus sur laquelle repose la foi chrétienne (saint Jean, 1 ° Épître, 3:23, Croire que Jésus est le Christ c'est-à-dire le Messie attendu des Juifs), Saint Pierre, première épître  : «  Tout repose sur le Nom de Jésus »)
    — Saint Augustin, La Cité de Dieu, XVIII, 25

    «  Ajoutez à cela que, si l’on joint ensemble les premières lettres de ces cinq mots grecs que nous avons dit signifier Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur, on trouvera Ichthus, qui veut dire en grec poisson, nom mystique du Sauveur, parce que lui seul a pu demeurer vivant, c’est-à-dire exempt de péché, au milieu des abîmes de notre mortalité, semblables aux profondeurs de la mer »

    • I (I, Iota) : Ἰησοῦς / Iêsoûs (« Jésus »)
    • Χ (KH, Khi) : Χριστὸς / Khristòs (« Christ »)
    • Θ (TH, Thêta) : Θεοῦ / Theoû (« de Dieu »)
    • Υ (U, Upsilon) : Υἱὸς / Huiòs (« fils »)
    • Σ (S, Sigma) : Σωτήρ / Sôtếr (« sauveur ») (Wikipédia)



    La date de 1614 nous laisse à penser que ces signes ne datent pas de 1573 comme on pourrait le supposer, mais plutôt qu'ils auraient été inscrit un demi siècle plus tard, par le curé de l'époque.



    Le Curé trilingue AD BMS 1573-1674 vue 2/73

     

    Le Curé trilingue


    Sur le feuillet suivant

     

    Un extrait de la Torah sur un Registre BMS de 1573
    AD BMS 1573-1674 vue 3/73

    La 1ere ligne, si j'en juge par le Π. (pi), au centre, me semble être des lettre de l'ancien alphabet grec

    Λ . Λ (2 Lambda) Π. (pi) Β. (Béta) Υ. (Ípsilon) Ρ. (Ro) Κ. (Kappa) Δ. (Delta) NA. (Nu Alfa) Π. (Pi) Μ. (Mu) Η. (Êta) Σ. (Zigma) Ω. (Oméga) et quelques autres.

    Le Curé trilingue

    La 2e ligne c'est de l'Hébreux, que j'ai fais traduire à un ami israélien. Il s'avère que cela fait partie du verset du Deutéronome (*) qui parle des préparatifs de la Torah (**) au Sinaï.

    Le Curé trilingue

    (*) Le Deutéronome (du grec τὸ Δευτερονόμιον, tò Deuteronómion, la seconde loi, en hébreu דְּבָרִים Devarim, paroles) peut être lu comme le cinquième livre de la Bible hébraïque ou Ancien Testament et dernier de la Torah (le Pentateuque chrétien) ou comme le premier livre de l'historiographie deutéronomiste. Il contient le récit des derniers discours de Moïse aux Israélites et le récit de sa mort, avant qu'ils n'entrent au pays de Canaan, sur l'autre rive du Jourdain.

    Il est intitulé en hébreu Devarim (prononcer /dva.ʁim/), c'est-à-dire Paroles, qui sont les premiers mots du texte ou Michné Torah, la répétition de la Torah. (Wikipédia)

     

    Un extrait de la Torah sur un Registre BMS de 1573
    Sefer Torah exposé à la synagogue
    de la Glockengasse, à Cologne.

    (**) La Torah est au Judaïsme ce que l'Ancien Testament est au Christianisme. Elle est, selon la tradition Judaïque, l'enseignement divin transmis par Moïse (תּוֹרַת־מֹשֶׁהTōraṯ Mōshe) au travers de ses cinq livres (hébreu : חמשה חומשי תורהḤamishā Ḥoumshē Tōrā) ainsi que l'ensemble des enseignements qui en découlent. Le christianisme, qui ne reconnait pas les enseignements rabbiniques, nomme les livres traditionnellement attribués à Moïse le Pentateuque, mot d'origine grecque Πεντάτευχος signifiant « Les cinq livres ».

    Elle est composée de cinq livres désignés en hébreu par le premier mot du texte et traditionnellement en français : la Genèse (Berēshīṯ : Commencement), l'Exode (Shemōṯ : Noms), le Lévitique (Wayyiqrā' : Et il appela), les Nombres (Bamiḏbar : Dans le désert), le Deutéronome (Devarim/ Deḇārīm : Choses).

    La Torah sert de charte historique et doctrinale au judaïsme orthodoxe. Elle est également reconnue par le christianisme, bien que celui-ci soutienne que ses pratiques et lois seraient accomplies et auraient perdu de leur pertinence devant le Nouveau Testament, et en partie par l'islam, selon lequel elle aurait été falsifiée.

    Elle contient, selon la tradition juive, 613 commandements et comporte, outre la composante écrite (hébreu : תורה שבכתב, Tōrā sheBikhtāḇ : « Torah écrite »), une dimension orale (hébreu : תורה שבעל פה, Tōrā sheBeʿal Pe : « Torah orale »), ultérieurement compilée dans le Talmud et la littérature midrashique. (Wikipédia)

     

    Merci à vous, si vous arrivez à déchiffrer autre chose. 

     


  • Trouvé sur le Petit Journal d'Angers en date du 1er aout 1941


                                   Une Fermière à l'Honneur

    Un concours vient d'être organisé, sous l'égide du Maréchal, ayant
    pour but de récompenser les femmes des mobilisés prisonniers et,
    particulièrement, celles dont les maris ou fils sont tombés au champs
    d'honneur et qui, par leur activité, ont réussi à atteindre les mêmes
    résultats de production, ou les plus approchants, qu'auparavant.
    Ci-dessus: Mme Valentine LEVIEUX, de Souvigny (commune de La
    Rochelle), veuve de 54 ans, qui a gagné le premier prix. Son Fils et son
    gendre sont prisonniers. Avec sa fille, comme seule aide, elle a réussi à
    obtenir un résultat identique à celui de 1938-1939
                                                                                                     FULGUR.

     

    Une Fermière à l'Honneur
    AD49/Presse/Le Petit Courrier/aout 1941/vue 1/53


  • Trouvé sur les AD 37, à Bréhémont, l'acte de sépulture de René BONNET dit "Feuilleton", le 23 juillet 1739.

    Dit Feuilleton en 1739 ?

    Je me pose alors la question, et Google ne veut pas m'aider, qu'est-ce qu'un "Feuilleton" au XVIIIe siècle ?
    Si l'on exceptent, bien évidement la version "série télévisée", il ne nous reste plus trop de choix que la partie d'une page (entre un cinquième et un tiers de la surface), et là, j'ai du mal à penser que la littérature de l'époque soit si diffusée qu'elle laisse ce terme comme "Surnom", dans un Village d'Indre-et-Loire, peuplé au bas mot d'un millier d'âmes.

     
    Le vingt trois de juillet 1739 a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse
    par nous prestre soussigné le corps de René BONNET dit feuilleton âgé d'environ
    quarante ans en présence de Marie COTTIER sa femme en ???? et de
    plusieurs autres ses parents et amys

    René Bonnet dit Feuilleton
    AD 37/Bréhémont/BMS 1739 vue 4/8


  • Mendiant, inconnu, aveugle et violoniste, il quémandait de quoi subsister en jouant de porte en porte.
    Nul doute qu'il contait ses aventures et ses galères.

     

    Le violon qui pleure

    Le premier jour de novembre a été inhumé dans le cimetière de St Sulpice
    des Landes le corps d'un Mandiant aveugle, à nous inconnu qui alloit
    depuis deux jours accompagné d'un autre homme et par lui conduit
    jouant du violon de porte en porte. Lequel est décédé presque subitement
    proche la maison du nommé Cochard, au village de la Salle. Âgé de
    présence vingt cinq à vingt huit ans à ce qui nous a été rapporté.
    En présence de Pierre et Jacques Durand, et François Le Tors lesquels
    ne signent. Son compagnon n'ayant pas paru depuis le matin du
    jour qu'il décéda vers le soir. Un mot raturé ne vaut.
                                            G CLAVEREAU
                                                Vicaire

    Un Mendiant s'éteint, le violon pleure
    AD 44/Saint-Sulpice-des-Landes/BMS 1709/vue 6/7


  • Je vous présente la nouvelle page d'accueil de mon FTP.
    Aucune page sur ce site, juste des liens re-directionnels vers mes Groupes Généa Facebook, ainsi que vers ce Blog et mon arbre sur  Généanet.

    Moi





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