• On serait en droit, aujourd'hui, de se poser 1000 questions...?

    Ce joyeux maudit 4 décembre 1700

    Qu'à t'il bien pu se passer, ce samedi 4 décembre 1700, à Vern-d'Anjou (49), chez René VERGER, fils de Gilles VERGER, mon sosa 5496, et Perrine SÉJOURNÉ, sa femme ?
    Maladie ? Accident ? autre chose ?

    Tout d'abord le pénultième acte, sur de la page de gauche du registre BMS 1693-1718 à Vern-d'Anjou, aujourd'hui appelé Erdre-en-Anjou, petite commune du Segréen, dans le Haut-Anjou (49), vue 87/309, le baptême de René VERGER, né le même jour.

    S'en suit aussitôt après, l'acte de sépulture, le 5 décembre, de Anne VERGER, âgée de 2 ans, née le 18 janvier 1699, décédée de la veille, le jour même, donc, de la naissance de son frère ?

                                     Le quatrième jour de décembre mille sept cent a été baptisé par nous Vicaire de cette
                                     paroisse soussigné, René, né d'aujourd'huy fils de René VERGER et de  Perrine SÉJOURNÉ, a été
                                     parrain Pierre QUINTON et maraine Jeanne SÉJOURNÉ, tous de cette parroisse qui ont déclaré
                                     ne savoir signé         Signé  P. PICHERY

    Ce joyeux maudit 4 décembre 1700
    AD BMS 1693-1718 (4 mars) page 87/309

                                               Le cinquième jour de décembre mille sept cent a été inhumé dans le petit cimetière
                                               par nous Vicaire de cette paroisse Anne VERGER décédé d'hier aagée de deux ans
                                               fille de René VERGER et de Perrine SÉJOURNÉ, la sépulture faite en présence du dit
                                               VERGER et de Jean BOULAY et de Jean QUINTON qui ont déclarés ne savoir signer.
                                                Signé  P. PICHERY

     


  • Une

    Terrible année 1715, hormis la disparition à Versaille, le 1er septembre, à l'age de 76 ans, du Roi Soleil, après 74 ans de règne, d'un gangrène mal soignée, a dû rester, pour Aubin GROUSSIN, mon sosa 538, une terrible année.

     

    En effet, le 15 avril, c'est l'incendie de sa maison, nommée la grange, proche Rochemault, à Saint-Martin-du-Bois (49), qui brûle, emportant dans ses flammes un de ces enfants. cry

    Terrible année 1715
    AD BMS 1687-1728 page 319/452

     

    Le quinzième avril mil sept cent six(*) a été inhumé au petit
    au petit cimetière de cette par'e, par nous curé Soug'né, le corp de
    .... GROUSSIN sous bas aage hier étouffé et partie brulé
    par le feu qui brula la maison nommée La Grange proche
    Rochemeau (Rochemault) en la quelle demeuroit Aubin GROUSSIN son père
    prést en la dite sépulture avec Jean TARDIF de cette par'se qui ne
    savent signer Terrible année 1715

    (*) J
    e présume une erreur d'écriture du curé sur l'année, l'acte se situant entre un acte du 12 avril et un du 17 avril 1715.


    Personnellement, je pense qu'il s'agisse du décès de Jean GROUSSIN, né le 7 avril 1706 (d'où l'erreur du Curé(*), plutôt que de celui de Michelle GROUSSIN, née le 24 avril 1713. Les deux seuls enfants du couple pour lesquels je n'avais pas le décès, et le curé parle au masculin, alors que pour les filles, il écrit bien née le, baptisée le ou inhumée.

     Un semaine seulement après ce terrible événement, Claude PELTIER, sa femme, donne naissance à des jumelles. Françoise Cécile et Mathurine GROUSSIN, née le 22 avril 1715.

    Terrible année 1715
    AD BMS 1687-1728 page 319/452

    Le vingt deuxième Avril mil sept cent quinze ont été
    baptisées par nous Curé Soug'né Françoise Cécile et Mathurine
    Soeurs gemelles nées de ce jour // la dte Françoise Cécile la
    première née, fille d'Aubin GROUSSIN et de Claude PELTIER
    son épouse. ont ésté parrain de la d'te Françoise, h.h. François
    TAFFOIREAU, marchand, et h. fille Perrine SUREAU, et de
    Mathurine Pierre GERNIGON garçon et maraine
    Mathurine ALLARD femme de Julien BERTRON qui ont dit
    ne savoir signer et sont tous de cette par'se. Le père
    absent Terrible année 1715


  • Pour le meilleur et pour le pire et pour un mois

    Quel triste sort pour ce couple de collatéraux (dans ma généalogie), Nicolas CHEVROLIER et Renée BOUVET.

    En effet, ils se marie à Saint-Sauveur-de-Flée (49), le 15 septembre 1733.

    Nicolas CHEVROLIER ,fils de René CHEVROLIER et de Perrine LEDROIT, est alors veuf de Mathurine DAVY  (1687-1731).
    Renée BOUVET, elle, est fille de défunt René BOUVET de de Renée REMOUÉ.

    Pour le meilleur et pour le pire pour un mois
    AD BMS 1710-1790 page 232/410

    Mariage de courte durée (27 jours), car l'acte suivant dans le registre, n'est autre que celui de la Mariée.

                                                                 Aujourd'hui douzième octobre mil sept cent trente
                                                                 trois, par moy soussigné a été inhumé dans le cimetière
                                                                 de la paroisse le corps de défunte
    Renée BOUVET femme
                                                                 de Nicolas CHEVROLIER auquel enterrement ont assisté
                                                           Monsieur et Mme de BOUZILL
    É Seigneur et Dame de
                                                                cette paroisse plusieurs parents.

    Nicolas CHEVROLIER n'étant pas présent à la sépulture, on ne peut s'empêcher de se demander si c'est de mort naturelle ou ... ?

     



  • Funeste mésaventure pour François GUESTRON, mon sasa 1062.
    En effet, M. GALLET, le  Curé  Vicaire de la La Ferrière-de-Flée (49), l'a enterré deux fois, à un an d'intervalle,
    Et tout concorde, la femme, les témoins, le gendre.

     

    Mort et re-mort ou plutôt deux fois qu'une
    La Ferrière-de-Flée (49)
    (AD BMS 1677-1713 (mars) vue 123/241 G

                                                           Le douzième jour de novembre mil six cent quetre vingt quinze
                                                      a été inhumé par nous prestre sous signé le corps de défunt
                                                 François GUESTRON décédé d'hier à la Noualle âgé de cinquante
                                                     ans, mary de Marie RICHARD demeurant à la dite Noualle, en
                                                    présence de Pierre GUESTRON de Pierre BEAUPERE son gendre et de Pierre CHOUIN
                                                                                                        qui ont déclaré ne savoir signer
                                                                                                                                                   GALLET

         *********

    Mort et re-mort ou plutôt deux fois qu'une
    La Ferrière-de-Flée (49)
    (AD BMS 1677-1713 (mars) vue 131/241 G

                                                                          Le Vingtième jour de décembre mil six cent quatre
                                                                         vingt seize a été inhumé par nous Vicaire de la
                                                                  Ferrière sous signé le corps de défunt François GUESTRON
                                                                  décédé d'hier à la Noualle agé de cinquante ans ou environ
                                                               espoux de Marie RICHARD. En présence de Pierre BEAUPERE
                                                                 son gendre et de Pierre CHOUIN drnt à la Tricardaie qui
                                                                    ne savent signer.  M.GALLET


  • Trouvé sur le registre BMS 1715 (10 mars)-1741 (17 janvier) de Marigné (49)

    Mort d'un inconnu reconnu

    Le vingtneufieme jour de septembre mil sept cent vingt, a été
    inhumé le corps d'un homme qui jeudy dernier s'en venant
    d'Angers a resté malade chez le nommé Jacques CADO closier du petit
    Oyré en cette paroisse, auquel il dit qu'il estoit de Mayenne,
    Il parraissoit agé d'environ quarante à quarante cinq ans. Il
    demanda vendredy un prêtre mais lors qu'il y fait il n'avoit
    aucun jugement ainsi son nom nous est inconnu, estoit habillé
    d'un pinchina(*) une cullotte bleue, est décédé le samdy vingt huit
    sans avoir recouvert le jugement, l'on a trouvé un mémoire dans
    ses heures, des souliers qu'il a fourni, semelles et pantoufles ce
    qui fait croire qu'il estoit cordonnier.

    L.TENDRON
    Curé de Marigné

    (*) La définition de pinchina dans le dictionnaire est une ancienne étoffe de laine, épaisse et non croisée.

     

    Mort d'un inconnu reconnuAD BMS 1715 (10 mars)-1741 (17 janvier) vue 64/299

    En marge, a été rajouté (une 1ere fois)

    Un passant
    mort au petit
    Pyré a dit qu'il
    estoit de Mayenne

    Mort d'un inconnu reconnu

     

    Puis une autre annotation nous en apprend plus sur ce mystérieux passant.

    Le 18 novembre 1720 Louis
    DE BRAY Tixier de la ville
    de Mayenne est venu retiré
    les habits de ce passant, nous
    nous déclare qu'il s'appelle Jacques LOUVEL qu'il estoit tonelier de son mestié estoit
    le mary de Renée ROBERGE agé de quarante deux ans ce que le dit DE BRAY
    xxx pas son seing

    L. DEBRE

    Mort d'un inconnu reconnu
    AD BMS 1715 (10 mars)-1741 (17 janvier) vue 64/299

     Mort d'un inconnu reconnu

     

    Une petite recherche sur Généanet:

    Jacques LOUVEL est né le 25 juillet 1680 à Mayenne (53), fils de Mainfray LOUVEL et de Renée LESLANOIS.
    Il est d'abord Rouettier(*), puis Tonnelier.
    Il épouse en 1ere noce, Suzanne FOURMY, le 13 octobre 1699, à Mayenne. Celle-ci décède le 21 octobre 1706, à Mayenne.
    4 enfants naitront de cette union.
    Il épouse alors, Renée ROBERGE, le 10 janvier 1706, ) Mayenne. Ils auront 5 enfants.
    Renée ROBERGE se remariera le 21 mai 1721, à Mayenne, avec Marin LE BAILLIF, elle décèdera, toujours à Mayenne, le 1er aout 1754, âgée alors de 75 ans.

    (*) Rouettier: Fabriquant de roues


  • Querré, petit village du Haut-Anjou (49), commune d'origine d'une partie de mes ancêtres (PRIET, BACHELOT, BERTHELOT)

    Vous avez dis Vicaire


    Nous sommes en 1726, le 12 juillet, le Curé de Querré est absent, c'est donc Mr BELLON, Vicaire, qui le supplée.

     

    Le douzieme jour de juillet mil sept
    cent vingt six a été baptisé par nous
    Prê soussigné Jeanne née ce jourd'hui fille de
    Pierre PRIET et de Jeanne BARON sa
    femme ont été parain Sébastien LEROU garçon
    et maraine Jeanne DAVY fille dnte à
    Chantaussé (Champteussé-sur-Baconne) le Ptre absent, les parain et maraine
    ne savent signer

                                                         BELLOC Vicaire

    Vous avez dis Vicaire
    AD BMS 1674-1747 vue 327/430

    Sauf que, le fameux BELLOC, n'est point Vicaire, ni Prêtre, et cela n'a pas dù plaire au Clergé, si l'on en juge par l'annotation qui suit.

     

    Vous avez dis Vicaire

    Nota que le dit BELLOC nestoit point Prestre
    mais un maitre fripon qui a abusé le peuple et c'est retiré, ou plustot enfui en Angleterre.

    Vous avez dis Vicaire

    Et voici l'acte dans son intégralité

    L'habit ne fait pas le moine


  • Mes partages de trouvailles

    • Juste le plaisir du partage.

     

    Depuis 2 mois, j'épluche méticuleusement, les vieux journaux d'Angers, à la recherche du décès de Marie Justine MORICEAU , mon AAGM Paternelle, décédée après janvier 1912, certainement à Angers.

    Ce faisant, je trouve des actes, des anecdotes, des faits divers "intéressants", que je m'empresse de partager avec des personnes qui ont les personnes citées dans leur généalogie.

    Je dois être à plus d'une 100e de partages, et les réponses très surprises et heureuses des personnes concernées, m'encouragent à continuer mes recherches.

    • Voici en substance, sensiblement, le genre de partage:

     

     


    Bonjour,

    Aimant consulter les vieux journaux d'Angers, je me permets de vous soumettre quelques petits articles, concernant un fait divers qui a défrayer le chronique régionnale en janvier 1913, et dont l'un des principaux protagoniste n'est autre que Pierre Louis POIGNONEC.

    Voici le feuilleton des évènements

    Tout commence par un petit encart le jeudi 2 janvier 1913
     (vue 5/96)

    Le récit du cambriolage, le vendredi 3 janvier (vue 6/96)

    Une arrestation, le lundi 6 janvier (vue 17/96)

    Arrestation du reste de la bande, le mardi 7 janvier (vue 20/96)

    Un visage sur un nom, le jeudi 9 janvier (vue 26/96)

     

    Source: AD49-Presse-Le petit courrier-janvier 1913-vues 5/96

    Généamicalement, Bruno

     

     

    • ainsi que quelques réponses encourageantes:

     

    Mes partages de trouvailles


  • Le 18 février 1913, Raymond POINCARÉ, est élu 10e Président de la République Française.
    Le 11 avril 1913, il fait son 1er portrait officiel.

    Le premier portrait officiel

    11 avril 1913, décès de Mme Nanine Marie FICATIER, mère de Raymond POINCARÉ
    Le Petit Courrier d'Angers
    samedi 12 avril 1913 vue 34/87

    Mais ce jour restera, pour le Président POINCARÉ, un triste jour.
    En effet, ce même jour, les journaux annoncent le décès de sa mère, Mme Nanine Marie FICATIER.

    11 avril 1913, décès de Mme Nanine Marie FICATIER, mère de Raymond POINCARÉ

     

    Mort de Mme POINCARÉ
    Mère du Président de la République

    11 avril 1913, décès de Mme Nanine Marie FICATIER, mère de Raymond POINCARÉ
    Le Petit Courrier d'Angers
    samedi 12 avril 1913 vue 34/87

     

     L'Elysée en deuil

    11 avril 1913, décès de Mme Nanine Marie FICATIER, mère de Raymond POINCARÉ
    Le Petit Courrier d'Angers
    dimanche 13 avril 1913 vue 37/87

     

    M. Raymond POINCARÉ
    quitte Paris
    pour se rendre aux Obsèques de sa mère.

    11 avril 1913, décès de Mme Nanine Marie FICATIER, mère de Raymond POINCARÉ
    Le Petit Courrier d'Angers
    lundi 14 avril 1913 vue 40/87


    Mme Antoni POINCARÉ
    est inhumé en pays Lorrain
    ________
    Les obsèques ont été célébrées lundi
    matin dans la petite commune de
    Nubécourt

    11 avril 1913, décès de Mme Nanine Marie FICATIER, mère de Raymond POINCARÉ
    Le Petit Courrier d'Angers
    mardi 15 avril 1913 vue 43/87


    Les Obsèques de Madame Antony POINCARÉ

    11 avril 1913, décès de Mme Nanine Marie FICATIER, mère de Raymond POINCARÉ
    Le Petit Courrier d'Angers
    mercredi 16 avril 1913 vue 46/87

     

    Je terminerais cet article par un petit coup d'gueule 

    Petit coup de gueule contre ces copiés-collés dans vérifier.

    Pour trouver le nom de Madame POINCARÉ , j'ai jeté un œil sur Généanet, et là, c'est effarant.

    66 arbres donnent la bonne date de décès, contre 212 copiés-collés erronés.

    11 avril 1913, décès de Mme Nanine Marie FICATIER, mère de Raymond POINCARÉ  11 avril 1913, décès de Mme Nanine Marie FICATIER, mère de Raymond POINCARÉ  






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