• Angers avril 1913, 1er contrôle routier

    A la veille de la nouvelle limitation de vitesse Angers, mars 1913, 1er contrôle routier, on s'amusait comme on pouvait, au début du XXe siècle, sur les routes angevines.

     

    Angers 1913, contrôle routier, sport régional

    Voici relevé sur le petit courrier d'Angers, en date du1er avril 1913

    Un nouveau sport

      Il y a de modestes localités où, pour tuer le temps, on s'en va à la gae, voir passer les trains. A Angers, ceux qui ont des loisirs, le dimanche notamment, se précipitent le long des grandes routes, histoire d'assister à la pluie... des contraventions. Ce sport est, parait-il, des plus réjouissant.

     

    Angers, avril 1913, 1er contrôle routier

     

     

     


  • Jean Marie Léon SERVANTIE, Officier, déserteur, Mort pour la France, Médaille de Guerre et Légion d'Honneur
    Bruno BAVEREL. Cette photographie est sous licence d'usage CC BY-NC-SA 2.0.

    Jean Marie Léon SERVANTIE voit le jour, le 14 mai 1881,à Bordeaux, fils de Jean Marthe Xavier SERVANTIE, 30 ans, Pharmacien, et de Marie Marguerite Sophie Jeanne BERGE, 21 ans, sans profession.

    Jean Marie Léon SERVANTIE, Officier, déserteur, Mort pour la France, Médaille de Guerre et Légion d'Honneur
    AD Bordeaux/Section 2/N 1881/105/275

    • 1899 : Bachelier.
    • 1900 : Engagé volontaire, il intègre Saint-Cyr.
    • Fait Caporal le 24 août 1901, Sergent le 5 novembre 1901, Sous Lieutenant le 26 septembre 1902, Lieutenant le 1 octobre 1904,
    • Affecté en 1906 au 146e RI à Toul.
    • Suit un cours de gymnastique et d'escrime en 1907.
    • Mis en non activité pour infirmités temporaires le 23 novembre 1910.
    • Rappelé en 1912

     

     Sur le Petit Courrier d'Angers en date du 1er avril 1913, vue 2/87

     

    Un officier déserteur

      La séance du Conseil de guerre du 4e corps du lundi a été consacré à juger le lieutenant SERVANTIE, du 115e d'Infanterie, à Mamers, inculpé de désertion à l'étranger en temps de paix.
      Issue d'une très honorable famille du Bordelais, sorti de St-Cyr en bon rang, M. SERVANTI a fait de nombreuses garnisons. Sa passion du jeu l'a perdu.
      A Tours, où il servi d'abord comme sous-lieutenant, il gagna un beau soir 4.000 francs au baccara. Ce fut sa perte.
      Il joua avec frénésie et pendant dix ans, il entassa dettes sur dettes.
      Sa famille lui fit donner un conseil judiciaire.
      En 1912, devenu lieutenant, M. SERVANTIE était à Mamers. N'ayant pas d'argent, il jouait au poker sur parole. Bientôt, ses créanciers le traquèrent et, sa famille lui refusant des subsides nouveaux, il jugea sa situation inextricable.
      Le 12 février, le lieutenant quittait Mamers à destination de Bordeaux. De là, il se rendit à Barcelone. Dans le train, il but force cognac et il était ivre quand il débarqua dans la cité espagnole.
      A Tarragone, les chartreux refusèrent de recevoir M. SERVANTIE bien qu'il leur affirmât que sa vocation était irrésistible.
      Il fut plus heureux au couvent de Montalègre où il arriva exténué, ne possédant plus que 1 fr 10.
      Après quelques jours de repos, M. SERVANTIE raconta son odyssée au prieur du couvent. Celui-ci comprit vite son devoir. Il exiga de l'officier qu'il rentrât en France et lui remit l'argent de son voyage.
      Le lieutenant obéit, franchit de nouveau les Pyrénées et vint se constituer prisonnier.
      Sa défense a été présentée par Me Georges BOUVIER, dans un émouvant plaidoyer; M. le commandant ALLIX a prononcé le réquisitoire.
      Le colonel président du conseil de guerre, a été particulièrement dur pour le lieutenant SERVANTIE.
      Il lui a dit que son devoir était non pas de déserter, mais de donner sa démission, car il était indigne de rester officier français.
      Malgré cette énergique intervention du colonel, le lieutenant a été acquitté par 4 voix contre 3.

    Jean Marie Léon SERVANTIE, Officier, déserteur, Mort pour la France, Médaille de Guerre et Légion d'Honneur

     

    •  Affecté au 165e RI en 1913 dans la place forte de Montmédy.
    • Disparu à Murvaux le 29 août 1914

    Bel homme et coureur, il aurait été l'amant de la femme de son colonel !

      Un de ses amis, l'abbé Collot, a raconté ainsi ses derniers jours : "La bonne humeur et l'entrain du lieutenant n'ont pas cessé une seule minute, depuis la déclaration de guerre jusqu'au départ de la garnison, qui avait reçu l'ordre d'évacuer la place, le 26 août 1914 à l'approche des Allemands, et de se retirer sur Verdun, mais hélas ! beaucoup trop tard.
       Avant de partir, le lieutenant vint se confesser, il avait d'ailleurs l'habitude de le faire souvent. Il ne reçut pas ce jour-là la sainte communion, mais il l'avait faite quelques jours auparavant. Je l'ai encore sous les yeux au moment où les soldats sortirent de la citadelle. Il remontait le courage de tous, rassurait les timides et annonçait la défaite complète des Allemands. Il ne devait malheureusement pas la voir puisque, quelques heures après, nos soldats se jetaient en plein dans un gros contingent ennemi, dont les mitrailleuses firent des nôtres un grand carnage (Ils auraient chargé en tunique rouge et casoar à plumes blanches, l'uniforme de parade de Saint-Cyr, au sabre....).
      Le lieutenant SERVANTIE tomba le premier, car il marchait en tête de la colonne. Sa mort fut instantanée: le bon Dieu lui épargna les cruelles souffrances qu'endurèrent certains de ses compagnons d'armes. Quant à son corps, il reposa longtemps, comme celui de ses frères, à l'endroit même où il était tombé. Le commandant allemand les fit réunir tous, sans distinction de grade, dans une fosse commune située dans le cimetière de Brandeville.
    (Son sabre et son Képi se trouvent à Dinety chez Bernard Tandonnet).
    Les détails ci-dessus n'étonneront pas quand on saura que le lieutenant SERVANTIE, en mai 1914, avait profité d'une permission pour faire une retraite chez les Bénédictins de Solesmes, réfugiés en Belgique. "J'ai passé là trois jours de bonheur parfait écrivait-il à sa mère. Dans cette atmosphère de piété, la vie spirituelle devient intense et l'âme se rapproche de son Dieu. Ces joies divines ne peuvent s'exprimer..."
    Il en était revenu débordant d'une ferveur qui s'épanche dans sa correspondance et que la grandeur des événements ne pouvait qu'exalter.
    "Nous allons travailler pour la réalisation du plan divin, écrivait-il encore le 31 juillet 1914, comment ne serais-je pas joyeux ? Puisque nous comptons sur la reconstitution de notre famille au ciel, quelle que soit notre séparation, elle sera bien courte !... Faisons tout notre devoir !..."
    Admirable programme, qui a fait de son auteur un martyr du patriotisme.
    (arbre en ligne de aderriennvenard)

    Autres informations militaires : Saint Cyrien promotion "Tchad" 1901-1902 - Légion d'Honneur Jean Marie Léon SERVANTIE, Officier, déserteur, Mort pour la France, Médaille de Guerre et Légion d'Honneur - Croix de guerre avec étoile d'argent  Jean Marie Léon SERVANTIE, Officier, déserteur, Mort pour la France, Médaille de Guerre et Légion d'Honneur

    Citation: "Excellent officier d'une bravoure remarquable. Tombé glorieusement au Champ d'honneur en se portant à l'attaque de l'ennemi devant Murvaux."

    •  Voir sa fiche sur Jean Marie Léon SERVANTIE, Officier, déserteur, Mort pour la France, Médaille de Guerre et Légion d'Honneur

     

     Il repose à la Nécropole Nationale de Brandeville

    Jean Marie Léon SERVANTIE, Officier, déserteur, Mort pour la France, Médaille de Guerre et Légion d'Honneur


  • Prosper Lucien Pirou

    Un bouton trouvé, une Maire au bagne

    Le Petit Courrier d'Angers
    en date du jeudi 2 janvier 1913 vue 4/96

     

    Maire et forçat

     
    Prosper Pirou
    Prosper Pirou possédait une tannerie à Gentilly (39 Rue d'Arcueil), un magasin de vente à Paris (53 Quai de Valmy), un appartement Rue Gabriel Vicaire et une mine d'Anthracite en Bourgogne avec Mr de Burgat (Domicile Rue Nollet).
    Il avait épousé une riche héritière, fille d'un banquier de Saint-Quentin 02 et ancien commissaire-priseur. Il fut acculé à la faillite et chercha à extorquer des fonds à Mme Chabrux et sa sœur Mme Solet, vivants au Perreux 94 (12 Allée de Marigny).
    Il tenta de les assassiner le 28/12/1912. Son avocat, Maître Henri-Robert demanda l'acquittement au bénéfice du doute, mais l'avocat général, la peine de mort. Il fut condamné le 19/04/1913 à 15 ans de travaux forcés, rayé des listes électorales et sa société mise en faillite.
     
     
    Parti dans le même convoi qu'Eugène Dieudonné condamné dans l'affaire de la bande à Bonnot, il obtint, chose rare, une concession agricole à lors de sa double peine. Concession sur laquelle il fut assassiné (décapité au sabre d'abattis) pour être lui-même volé le 22/09/1922. Albert Londres en parla brièvement, il aurait été libéré en 1927. Maire de Gentilly de 1912 à 1913. Révoqué de ses fonctions le 28/06/1913. Il finit bagnard assassiné en Guyane. Étonnant parcours ! (Source: Bruno Teste)
     
     
     
     
     
     
    L'enquête et le procès, au jour le jour sur le Petit Courrier d'Angers.

    • Le maire de Gentilly est arrêté comme assassin présumé, mais il proteste de son innocence.

      Un bouton trouvé, une Maire au bagne
      LPC en date du mardi 31 décembre 1912 vue 97/99

    • Les présomptions s'accumulent contre le maire de Gentilly.

    • Un bouton trouvé, une Maire au bagne
      LPC en date du mercredi 1er janvier 1913 vue 2/96

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       LE MAIRE DE GENTILLY est suspendu de ses fonctions.
       

      Un Maire au bagne
      LPC en date du vendredi 3 janvier 1913 vue 8/96

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      La sûreté vérifie l'alibi de M Pirou.

      Un Maire au bagne
      LPC en date du samedi 4 janvier 1913 vue 11/96

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      L'ALIBI DU MAIRE DE GENTILLY
      Une confrontation dramatique.

      Un Maire au bagne
      LPC en date du dimanche 5 janvier 1913 vue 13/96

     

    Un Maire au bagne
    LPC en date du lundi 6 janvier 1913 vue 16/96

    • L'alibi de M. Pirou

      Un Maire au bagne
      LPC en date du lundi 6 janvier 1913 vue 20/96


  • Joseph SUTEAU, un Médaillé de 1870 parmi d'autres

    Joseph SUTEAU est né le 6 mai 1844, au Louroux-Béconnais (49), fils de Julien SUTEAU, âgé de 38 ans, Métayer à la Bourmandais, et de Jeanne FRÉMONT, âgée de 35 ans.

    Joseph SUTEAU, un Médaillé de 1870 parmi d'autres
    AD 49 NMD 1841- 1845 vue 160/240

     

     

     Incorporé en 1864, après tirage au sort, au 7e Régiment d'Artillerie à Rennes (35), comme canonnier conducteur, il passe en 1866 au 1er Régiment d'Artillerie, toujours à Rennes (35), jusqu'en 1867 ou il rejoint Metz (57), en garnison, puis Strasbourg (67) en 1869.
    La guerre éclate, il part pour Sarrebruck en Allemagne, où son régiment est refoulé vers Metz (57).
    Blessé à Gravelotte (57), fait prisonnier à Metz (57), il est envoyé en Allemagne, d'où il s'évadera en longeant la Moselle, jusqu'au Luxembourg. C'est à pied et sans aucune ressource, qu'il rejoint Rouen (76), en passant par la Belgique, les Flandres et Amiens (80).
    Il obtient 8 jours de permission pour aller voir sa famille.

     Rentré à rennes (35), au moment ou se formait la 27e Batterie en partance pour l'armée de la Loire. Il se trouve à Chäteau-Gontier (53) quand l'armistice est signée. La paix signée, il est envoyé à Saint-Malo (35), où il ne resta que 6 jours, son Régiment recevant l'ordre de rejoindre Versailles (78).

    Ses frères d'arme sont renvoyés dans leurs foyers, mais lui, s'étant de Prusse et n'ayant aucun insigne signifiant sa classe, il dut patienter jusqu'à ce que son ancien Régiment, rentré de Prusse, envoi son certificat.

    C'est avec une grande fierté que la Mairie de Baugé lui remit sa médaille tant méritée.

     

    Joseph SUTEAU, un Médaillé de 1870 parmi d'autres

     Le ruban associe symboliquement le noir du deuil de la défaite
    et le vert de l'espérance du retour de l'Alsace-Lorraine à la France.

     

    Joseph SUTEAU, un Médaillé de 1870 parmi d'autres
    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    lundi 18 novembre 1912 vue 56/94

    Il épousera, à Baugé (49), Rosalie Marie CUINÉ, le 28 avril 1909 (voir acte de naissance).


  • Relevé sur le Petit Courrier d'Angers en date du mardi 21 mai 1912 (vue 64/98).

     

    Jeanne des Armoises, la fausse Jeanne d'Arc

    Le mois de mai a ramené les fêtes annuelles d'Orléans, où se perpétue si gracieusement le culte de Jeanne d'Arc.
    Qui croira que huit ans après la mort de la Pucelle à Rouen, sur le bûcher allumé par les Anglais et leurs acolytes, une fausse Jeanne d'Arc pût se présenter aux Orléanais, les tromper sur son identité, se faire passer, en un mot, pour la vraie héroïne de Domrémy ?

    C'est dans un livre récent de M. Hanotaux qu'il faut lire les aventures invraisemblables de cet imposteur en jupons, qui avait, du reste, pour mieux piper son monde, remplacé le cotillon par la cotte de maille.

    L'isolement des villes, l'absence de chemins, l'état de guerre, tout concourut à donner au mensonge l'apparence de la vérité.

    Aucun moyen de contrôle n'existait en ce temps-là, hormis le témoignage des contemporains. Or, il se trouva, paraît-il, des Orléanais pour reconnaitre formellement une femme qu'ils n'avaient en réalité, jamais vue. Et ce sont ces détails qui nous passent aujourd'hui.

    Que n'avait-on, sous Charles XII, la photographie, le cinématographe, l'anthropométrie et tout l'utile cortège des constatations bertillonnesques pour confondre les usurpateurs !

    L'aventurière en question faisait son apparition première à la Grange-aux-Ormes,, près de Saint-Privat, en Lorraine.
    Tout en se donnant pour Jeanne d'Arc, dont la mort tragique remontait à cinq ans, elle disait s'appeler Claude.

    Ici commence l’extraordinaire. Les deux frères de Jeanne, Perrinet et Jeannet, la reconnaissent publiquement pour leur sœur ! Ne cherchons pas à comprendre. Suivons le récit, qui parait solidement appuyé sur des documents.
    Ce patronage ne nuit pas à la légende qui court le pays, et l'identification de Jeanne d'Arc avec Claude est un fait accepté.

    La coureuse d'aventures est habillée en homme, hissée sur un cheval, qu'elle enfourche gaillardement au surplus. Et c'est entre les deux frère de la vraie que la fausse héroïne s'en va par les routes,vers le duché de Luxembourg, et plus tard vers l'Orléanais.
    On la voit au pèlerinage de Notre-Dame-de-Liesse; tout un chacun est bien certain d'admirer là cette tant courageuse fille qui releva les affaires du roi de France.

    C'est qu'il n'y a pas encore de journaux pour divulguer à travers les France, et l'Allemagne, et les Flandres, le crime ignoble de Rouen. Chacun croit que la Pucelle a échappé à ses geôliers, et que c'est bien elle qui parcourt le pays. N'a-t-elle pas deux écuyers qui se portent garants, les deux frères ?

    Il y a là quelque chose de fantastique, comme supercherie. Car enfin les deux frères d'Arc n'ont pas pu reconnaitre leur sœur dans l'amazone sans scrupules, qui s'est présentée devant eux. Peut-être étaient-ils des simples d'esprit que la carrière prodigieuse de Jeanne mettait dans la main de la première venue ?
    Peut-être, en paysants madrés, cherchèrent-t-ils à profiter de la confusion? Ce sont là des suppositions que nous ne saurions formuler sans preuves, sans documentation d'aucune sorte.

    *
    **

    Analyser le récit de M. Hanotaux suffira pour mettre en relief cette curieuse figure d'arriviste femelle.

    A Luxembourg, la farceuse est très sérieusement accueillie par la duchesse. Après une tournée en Allemagne, elle séjourne à Arlon, et, pour comble, s'y marie avec un sieur des Armoises ou des Hermoises. Elle n'en continue pas moins à se faire appeler Jeanne, la Pucelle d'Orléans.

    Voici mieux, ou pire: elle veut aller à Orléans, à présent. Et elle écrit aux bourgeois de la ville, qui lui répondent, et se cotisent pour lui envoyer l'argent de son voyage!

    Mais elle disparait tout à coup. Ce n'est que trois ans plus tard, en juillet 1439, dix ans après la mort de la vierge martyre, qu'elle arrive au bord de la Loire.
    Les gens de la ville la reçoivent avec les honneurs qu'ils rendent aux personnes illustres. On l'héberge; on lui offre pintes et chopines à profusion; elle est surchargée de présents. Et, chose extravagante, pas un habitant de la ville ne se trouve pour dire aux autres que cette Jeanne d'Arc n'est pas la leur, celle qui a chassé le Anglais de leur cité dix ans auparavant !

    Les dépenses que fit la ville pour la réception et le séjour de la fausse Jeanne d'Arc demeurant consignées sur les registres municipaux.

    Brusquement, plus de trace, sinon de loin en loin, dans le Maine et le Poitou, où la fausse Jeanne guerroye en compagnie de ses deux "frères",décidément tenaces.

    C'est à Paris qu'on va s'émouvoir enfin d'un tel scandale.

    L'Université et le Parlement firent saisir la femme suspecte pardes hommes d'armes. Amenée au Châtelet, elle fut montrée au peuple "dans la grande cour du palais, sur la pierre de marbre. Et là; fut preschée et traitée sa vie et tout son estat".

    L'escroque avoua enfin qu'elle n'était point la Pucelle. On la mit hors de la ville, et elle s'en fut à d'autres aventures.

    Une fausse Jeanne d'Arc
    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    mardi 21 mai 1912 vue 64/98

    Lire aussi:  Jeanne des Armoise sur Wikipédia, Jeanne des Armoises,la fausse Jeanne d'Arc ssur montjoie.net, Le secret de Jeanne sur jeannedomremy,


  • Le 15 octobre 1912, un habitant de Flaignes-les-Oliviers fit célébrer une messe à l'occasion de la mort de son frère, décédé à Moscou le 15 octobre 1812, à la suite de blessures reçues au cours de la Campagne de Russie, qu'il avait faite sous les ordres de MURAT, en qualité de sous-officier.
    C'est M. Arsène LAPLANCHE, bedeau de la paroisse, qui fit célébrer la messe. Or son père, Florestan LAPLANCHE, né en 1769, d'après les registres conservés à la mairie, s'était marié en 1788, et avait eu, en 1789, un fils, Rigobert LAPLANCHE, le sous-officier mort à Moscou.

    Il célèbre une messe pour le centenaire du décès de son propre frère


    Devenu veuf en 1834, il contracta, en 1835, à l'âge de soixante-six ans, un second mariage, dont il eut un fils unique : Arsène LAPLANCHE, qui fit célébrer la messe en question. (Source Wikipédia)

     

    Relevé sur le Petit Courrier d'Angers en date du lundi 14 octobre 1912

    Il célèbre une messe pour le centenaire du décès de son propre frère

     

     


  •  

    Portrait de Joseph Michel ANIZAN, Directeur des PTT d'Angers en 1912

    Portrait de Joseph Michel ANIZAN, Directeur des PTT d'Angers en 1912
    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    jeudi 17 octobre 1912 vue 50/96

    Joseph Michel ANIZAN voit le jour le 27 octobre 1857 à Tartas (40), fils de Pierre Jacques ANIZAN, linguiste, et de Anne Léontine ROUSSELET.

    Portrait de Joseph Michel ANIZAN, Directeur des PTT d'Angers en 1912
    AD 40/Tartas/NMD 1852-1870 vue 238/587

    • 8 février 1876, il entre dans l'Administration en qualité d'employé auxiliaire stagiaire.
    • 1er mai 1893, Breveté de l’École professionnelle supérieure des postes et télégraphes.
    • En 1893 il effectue une mission aux États-Unis.
    • 16 décembre 1893, il devient Rédacteur à l'Administration Centrale.
    • 16 décembre 1900, il est nommé Sous-Chef de bureau à l'Administration Centrale.
    • En 1901, il effectue une mission en Allemagne.
    • En 1903, il est porté sur le tableau d'avancement pour le grade de Chef du bureau.
    • 1er juin 1905, il devient Directeur départemental à Auch (32).


    Il apparait sur le recensement de 1906 à Auch (32)

    Les archives du Gers n'étant pas encore en ligne, je n'ai pas trouvé son Mariage.

    Portrait de Joseph Michel ANIZAN, Directeur des PTT d'Angers en 1912
    AD 32/Recensement de 1906 vue 16/188

    Il y sera d'ailleurs, Directeur des PTT en 1911

    Portrait de Joseph Michel ANIZAN, Directeur des PTT d'Angers en 1912
    Source: Bulletin mensuel des postes et télégraphes (Gallica)

    • 1er avril 1912, il est muté Directeur départemental à Angers

     

    Portrait de Joseph Michel ANIZAN, Directeur des PTT d'Angers en 1912
    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    jeudi 17 octobre 1912 vue 50/96

    • Il est l'inventeur du cryptogramme ANISAN, adopté par le Ministère de économie. (trouvé sur la base LEONORE, mais absolument rien sur Google ?)
    • Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur, le 11 janvier 1919

     

    Portrait de Joseph Michel ANIZAN, Directeur des PTT d'Angers en 1912

    Portrait de Joseph Michel ANIZAN, Directeur des PTT d'Angers en 1912

     

     

    Portrait de Joseph Michel ANIZAN, Directeur des PTT d'Angers en 1912

    Il prendra sa retraite des PTT en novembre 1919

    Portrait de Joseph Michel ANIZAN, Directeur des PTT d'Angers en 1912
    Source: J.O La Poste.fr vue 6/141

     

    Sources: AD32, AD40, AD49, Gallica, la Poste.fr, LEONORE, Wikipédia


  • Daniel Pierre Joseph Prunet voit le jour le 03/07/1871 à Marmande, fils de Joseph Clément PRUNET, Professeur de musique, et de Marie Louise Alexia BETHOULIERES.

     

    D. PRUNET, 1912-1913, une saison aux commandes du Théatre d'Angers
    AD 47/N 1868-1871 vue 180/261

     

     Il prendra les rênes du Théâtre d'Angers de 1912 à 1913

    D. PRUNET, 1912-1913, une saison aux commandes du Théatre d'Angers
    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    mercredi 18 septembre 1912 vue 54/92

    Le règlement du Théâtre d'Angers pour la saison 1912/1913

    D. PRUNET, 1912-1913, une saison aux commandes du Théatre d'Angers
    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    mardi 1er octobre 1912 vue 2/96

     

     

    D. PRUNET, 1912-1913, une saison aux commandes du Théatre d'Angers
     
    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    vendredi 20 septembre 1912 vue 59/92

     

    M. RAZIGADE
    Premier chef d'orchestre

    D. PRUNET, 1912-1913, une saison aux commandes du Théatre d'Angers
    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    mercredi 2 octobre 1912 vue 4/96

    D. PRUNET, 1912-1913, une saison aux commandes du Théatre d'Angers
     
    Le Petit Courrier d'Angers  

    D. PRUNET, 1912-1913, une saison aux commandes du Théatre d'Angers
    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    mercredi 2 octobre 1912 vue 6/96
     

     

    D. PRUNET, 1912-1913, une saison aux commandes du Théatre d'Angers


    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    dimanche 22 septembre 1912 vue 65/92

     

    jeudi 3 octobre 1912
    Ouverture de la saison

    D. PRUNET, 1912-1913, une saison aux commandes du Théatre d'Angers
    Le Petit Courrier d'Angers en date du
    jeudi 3 octobre 1912 vue 7/96
     


     

     

    Passé dans l'ordre par Besançon, Dijon, Angers, Nancy, Alger, Marseille puis Toulon.

    Venu du monde du théâtre, Daniel PRUNET prend la place de directeur de l’Opéra de Marseille pour la période de 1925 à 1933.

    D. PRUNET, 1912-1913, une saison aux commandes du Théatre d'Angers
    Source Gallica

     

    Daniel PRUNET est décédé le 14/05/1952 à Chaumont-en-Vexin (60).