• A comme Aleksandrov

    I comme ïenissei 

    Ïenissei
    (Енисей)

    Quel cruciverbiste n'a jamais rencontré cette définition: rivière de Russie ?

    I comme ïenissei

    Le Ienisseï (en russe : Енисей) est un fleuve de Sibérie en Asie qui naît de la confluence du Grand Ienisseï (Bii-khem) et du Petit Ienisseï (Ka-khem), en république autonome de Touva — le premier né sur le flanc sud des monts Saïan par 97° 30' E et 52° 20' N, et le second issu des marais quelques kilomètres à l'ouest du lac Khobso-Gol au nord-ouest de la Mongolie.

      

     

    Map of ienissei

    Ienisseï
    Fleuve d'Asie

     

     

    Le Ienisseï est un fleuve de Sibérie en Asie qui naît de la confluence du Grand Ienisseï et du Petit Ienisseï, en république autonome de Touva — le premier né sur le flanc sud des monts Saïan par 97° 30' E et 52° 20' N, et le second issu des marais ...

    Longueur :
    3 487 km
     Superficie du bassin : 2 580 000 km²
    Débit : 19 600 m³/s
    Source : Mongolie
    Embouchures : Océan Arctique, Golfe de l'Ienisseï, Mer de Kara
    Villes : Kyzyl
    Pays : Mongolie, Russie

     

    Géographie

    La longueur du fleuve est de 4 093 km (mais elle atteint 5 075 km si on prend comme source du fleuve la source de la Selenga) et la surface de son bassin versant est de 2 620 000 km2. Il est navigable jusqu'à Minoussinsk, sur une longueur de 2 900 km. Le fleuve est libre de glace en moyenne 155 jours par an à Touroukhansk et 196 jours entre mai et novembre à Krasnoïarsk.

    Le Bii-khem et le Ka-khem coulent vers l'ouest, mais après s'être unis, ils tournent vers le nord, à travers les monts Saïan dans la gorge profonde de Kemchik, selon le 92e méridien, pour émerger dans les steppes à Saïansk (53° 10' N).

    Augmenté de l'Abakan sur la gauche et de la Touba sur la droite, il traverse la région minière de Minoussinsk, approche à 10 km du Tchoulym, tributaire de l'Ob et croise le Transsibérien à Krasnoïarsk. Il reçoit alors son principal affluent, l'Angara, émissaire du lac Baïkal, qui porte son débit de 3 350 m3⋅s-1 à 8 300 m3⋅s-1.

    Après la confluence de l'Angara, le fleuve continue de s'élargir. Un canal reliait autrefois la petite Kas, affluent gauche de l'Ienisseï, à la Ket, un affluent de l'Ob. Le fleuve reçoit par la droite les eaux de deux affluents majeurs, la Toungouska pierreuse et la Toungouska inférieure.

    L'Ienisseï continue vers l'océan Arctique, atteignant une largeur de 30 km. Son lit est encombré par des îles. Il reçoit encore sur la gauche la Sym, le Touroukhan et l'Ingarevka, et sur la droite le Koureïka et la Danechkina, puis il s'étale dans son delta.

    C'est sur ses rives qu'a été découvert Jénia, le mammouth

    I comme ïenissei
    Les scientifiques parlent de la découverte du "mammouth du siècle":
    son squelette est pratiquement entier. Photo AFP

    « Un garçon de 11 ans, Jénia (Evgueni) Salinder, se promenait avec son frère sur la rive haute du Ienisseï. Il a senti une odeur désagréable, a vu que dans la pente quelque chose dépassait : c’étaient les pattes du mammouth », a raconté Alexeï Tikhonov, le directeur du musée zoologique de Saint-Pétersbourg. La découverte a eu lieu en août 2012 près du Golfe du Ienisseï, au bord de l’océan Arctique, dans la péninsule de Taïmyr, où l’animal était resté jusqu’à présent conservé dans le pergélisol (sol gelé en profondeur), a indiqué Alexeï Tikhonov. « C’est un endroit dégagé, où les tempêtes érodent la berge du fleuve, c’est ce qui a dégagé le mammouth », a ajouté ce spécialiste. « Jénia l’a dit à son père, qui a aussitôt prévenu le directeur de la station polaire, qui a appelé les scientifiques ».

    Le mammouth découvert était jeune, âgé de 15-16 ans, et devait mesurer deux mètres de haut et trois mètres de long de son vivant, selon lui. Il a dû vivre il y a environ 30 000 ans.

    « Le flanc gauche a pourri, mais le droit a gardé sa peau. Les organes de l’abdomen se sont complètement décomposés, mais son organe sexuel d’un mètre de long est intact, d’où l’on peut aisément conclure que c’était un mâle », a encore indiqué Alexeï Tikhonov.

    Baptisé Jénia

    Une seule défense a été retrouvée, de 1,5 mètre de long, et d’un poids de 9 kg. « Sur le côté droit de la tête, il y a encore la peau, l’oreille, et un œil ». « Le squelette est pratiquement entier, il y a peut-être même le cœur entier dans la cage thoracique. On peut parler du mammouth du siècle », a encore déclaré le scientifique, estimant que la valeur de cette découverte n’était surpassée, pour un spécimen adulte, que par un précédent remontant à 1901. « Nous avons donné au mammouth le nom du garçon, Jénia », l’un des 7 enfants d’une famille de nomades autochtones, les Nenets.

    « Ce sont des gens de la toundra, des chasseurs et des pêcheurs qui vivent dans des tchoum (sortes de yourtes, ndlr), et ils ont une vie difficile. Sa maman est morte en couches il n’y a pas longtemps. Nous espérons que sa famille va recevoir une récompense », a encore dit Tikhonov. (Le Républicain Lorrain)

    Mais l'Ienisseï n'a pas toujours été cette image de carte postale

    I comme ïenissei

    Avant de se jeter dans la mer de Kara, dans le Grand Nord sibérien, l'Ienisseï coule sur près de 4 000 kilomètres. Toute la vie d'immenses régions s'ordonne autour de lui: l'été, il sert au lent trafic des hommes et des marchandises; l'hiver, son lit profondément gelé se transforme en autoroute... Depuis trois quarts de siècle, l'Ienisseï - la «mère des eaux», dans la langue khakasse - était interdit aux étrangers. L'oukase enfin levé, notre équipe (L'Express), conduite par Marc Epstein, en a suivi le cours navigable dans sa quasi-totalité, empruntant tour à tour camion, autocar, hélicoptère, cargo enfin. Des confins de la Mongolie aux rivages du soleil de minuit, ce périple de un mois aura permis à nos reporters de rencontrer une population dont on ignore tout: rescapés du goulag, milliardaires cyniques, bagnards toujours sous la chaîne, ingénieurs perdus dans leurs rêves, ermites de la taïga, bateliers heureux. Un kaléidoscope de mondes où éclatent les contradictions de la Russie contemporaine. Première étape: l'incroyable république de Khakassie.

    Il y a des cauchemars si terrifiants qu'on hésite à les raconter. Dans la banlieue de Norilsk, une ville industrielle du Grand Nord sibérien, se dresse une montagne, battue par le vent glacial. Huit mois par an, l'hiver polaire pétrifie cette terre. Vienne le printemps, et des ruisseaux charrient une boue visqueuse de neige liquéfiée où les pieds s'enfoncent; la montagne de Norilsk se met à fondre, elle pousse un long soupir. Et le cauchemar recommence: «On voit des crânes humains, chuchote un habitant d'une voix blanche. Des os entiers dévalent la pente.» Au moins 100 000 personnes sont enterrées ici. Prisonniers et exilés sous Staline, pour la plupart, rejoints dans la mort par leurs gardiens. S'ils étaient vivants, ces hommes et ces femmes pourraient contempler une ville qu'ils ont construite de leurs mains, au temps des goulags. Désormais, leurs fantômes courent les rues. A Norilsk, des enfants ont inventé de nouveaux jeux avec des morceaux de squelette, ramassés sur la colline. Des crânes ont été cloués aux murs d'une boîte de nuit, «afin d'animer les effets de lumière». D'autres sont transformés en cendriers par des «businessmen», comme ils disent. Découpée à la scie et munie de charnières, la boîte crânienne devient couvercle.
    ...Ces morts de Norilsk sont peut-être ceux qui hantent le plus nos souvenirs, au retour d'un périple de près de 3 000 kilomètres le long de l'Ienisseï, fleuve majestueux qui réveille, au centre géographique de la Russie, l'immensité des forêts et des steppes. Sur ses rives, loin de Moscou, vivent ceux que la loi rendit longtemps «invisibles». Pendant une bonne partie du xxe siècle, ils eurent seulement le droit de se taire. Chasseurs dans la taïga ou dirigeants d'entreprise, marins ou paysans, jeunes ambitieux ou retraités misérables, politiciens ou bagnards d'un camp de travail, ils s'adaptent, tant bien que mal, aux bouleversements du pays. Et forment, ensemble, un portrait éclaté de la Russie d'aujourd'hui.
    Tout est allé si vite... Aux oubliettes, l' «empire du mal», tant redouté par le «monde libre». Volatilisé, le pays phare du communisme, cette philosophie politique qui fut la grande affaire du xxe siècle et qui fascina des dizaines de millions d'êtres humains. Restent le désenchantement, le cynisme et l'amertume. ceux que nous avons croisés laissent l'impression d'une société plus libre, certes, mais laissée à elle-même, où chacun doit compter sur ses propres forces. Sans doute n'est-ce pas le pire des destins, pour ces orphelins d'un totalitarisme cannibale qui dévora longtemps les hommes et les ressources avant de s'exterminer lui-même.
    Puisque l'Union soviétique n'est plus, il fallait d'abord rendre visite... à Lénine. En 1897, alors qu'il n'était encore qu'un révolutionnaire bavard, Nicolas II l'exila pour trois ans à Shushenskoye, un bourg perdu à 300 kilomètres de la frontière mongole, où les eaux bleues de l'Ienisseï rappellent curieusement, par leur paix lumineuse, celles du lac Léman. A leur contact, Vladimir Ilitch devint ami de la nature et pêcha même, la nuit, sur les bords de la rivière. Pourtant, il n'apprécia guère ce «grand village aux rues poussiéreuses», comme il l'écrivit dans une lettre à sa soeur, Marie. «Pour en sortir, ajoutait-il, il faut passer sur un certain nombre de bouses.» Malgré soixante-dix ans de marxisme-léninisme, les bouses demeurent, malheureusement, et souillent un monument en marbre rose à la gloire de l'ancien exilé.

    «DU FIL À COUDRE»
    A la fin des années 60, les autorités soviétiques firent de Shushenskoye une sorte de Mont-Saint-Michel, version païenne, dédié au culte du père fondateur. Un aéroport, de «belles routes», un débarcadère, des rues propres et une cafétéria: rien n'était trop beau pour attirer les pèlerins. En 1970, enfin, pour le centenaire de la naissance du grand homme, on inaugura un musée en plein air, où quelques rues du village sont reconstituées, telles qu'elles existaient à la fin du xixe siècle, avec leurs maisons en rondins. Les auteurs du projet cherchaient à démontrer la dureté de l'exil sous le tsar. Mais l'exactitude historique ayant été respectée - une fois n'est pas coutume - c'est l'effet inverse qui est produit, et les touristes découvrent, en se promenant entre les granges et les jardins potagers, les traces d'un empire où l'on vivait plutôt bien (ce qui explique, soit dit en passant, la confiance des épargnants français du début du siècle à l'égard des fameux emprunts russes!).
    A Shushenskoye, Lénine demeura chez un certain Zyrianov, «un paysan ni pauvre ni riche», selon Tatiana Galenovskaïa, conservatrice des lieux. «Sa chambre à coucher mesurait 14 mètres carrés», relevait récemment un journaliste. Qui ajoutait: «La norme actuelle est de 6 à 9 mètres carrés.» Il y a deux ans, une main anonyme arracha du mur de la cuisine le menu d'un des repas de Lénine. La viande étant introuvable, hors de prix ou immangeable, ce rappel des délices d'autrefois exaspérait les visiteurs, déjà troublés par le choix des produits disponibles au magasin, lui aussi reconstitué: «Ça alors, du fil à coudre!» s'exclame une petite fille...
    Le musée a connu de meilleurs moments: il y a encore deux ans, 5 000 personnes se pressaient quotidiennement aux portes; ces jours-ci, il n'en vient parfois qu'une vingtaine. «Georges Marchais n'est jamais venu, soupire la conservatrice. Mais Gorbatchev nous a rendu visite en 1987.»

    Comme le patron d'un parc d'attractions, Tatiana a renouvelé le thème du musée Lénine afin d'attirer de nouveaux clients: «Nous vendons les paniers en osier des artisans locaux, explique-t-elle. Et nous célébrons les fêtes religieuses dans les rues du ?vieux village?. L'an dernier, un prêtre est même venu donner sa bénédiction.» Rappelez à l'audacieuse conservatrice que l'église a été rasée dans les années 30 et que le camarade Vladimir se retournerait dans son mausolée s'il apprenait tout ça, et elle rigole: «Il faut changer.» Le mémorial à Lénine, témoin du désastre auquel aboutit le léninisme. Il fallait le voir. Comprendre. Et partir.
    Sur les rives du fleuve, qui s'étire langoureusement à cet endroit, des jeunes gens traînent leur ennui: «Vous êtes de France? Mais les touristes ne viennent plus chez nous.» Il flotte un parfum de nostalgie dans ces rues abandonnées et sur ces plages désertes. A deux pas du soviet local, quelques vendeurs proposent des cornets de glace et un mélange de jus de raisin et de pignons, tiré directement de la citerne. Les seuls signes de vie viennent
    de la «base touristique Iskra» («L'Etincelle», nom du premier journal fondé par Lénine), où quelques centaines d'adolescents passsent leurs vacances, entre pêche au brochet et badminton. Des centres semblables sont éparpillés un peu partout dans le pays et beaucoup parlent avec nostalgie de leur séjour là-bas, du temps de leur jeunesse soviétique. Une amie à Moscou m'expliqua un jour pourquoi: «En Russie, il n'y a pas de lupanars. Mais il y a les bases touristiques.»

    GIGANTOMANIE BÉTONITRUANTE
    A moins d'être insensible au froid ou imbibé de vodka - ce qui revient au même - plus personne ne se baigne dans le fleuve: le plus grand barrage hydroélectrique de l'ex-URSS, édifié un peu en amont, maintient la température de l'eau à 7 °C. Même le climat a changé: l'air s'est humidifié, à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde. Tout le monde se plaint de rhumatismes, de sinusite et de maux de gorge. Tout le monde... sauf les ingénieurs de la centrale, qui expliquent sans rire que le climat s'est «amélioré» grâce à cette gigantomanie bétonitruante, si appréciée au Parti.

    C'est dans les années 50 et 60 que Moscou décida, en toute simplicité, de construire dans cette région dépeuplée les huit plus grands barrages du monde, afin de produire de l'électricité à bas prix et d'installer à proximité des industries grosses consommatrices d'énergie. Iouri Gagarine, le légendaire cosmonaute, vint lui-même à Shushenskoye, en 1963, poser la première pierre de la centrale - la pelle qu'il utilisa est pieusement conservée.
    La désorganisation de l'économie est telle que la plupart des bateaux, à cet endroit du fleuve, ont été vendus. «A des gens riches qui se reposent dessus», éructe un ancien marin au chômage technique. Aussi est-ce en voiture qu'il faut rejoindre l'étape suivante, à quelque 30 kilomètres au nord. Abakan est la capitale monotone d'une république d'opérette, créée il y a trois ans: la Khakassie (prononcer la première syllabe dans un raclement de gorge). Autonome, mais pas indépendante, elle peut s'enorgueillir de plusieurs mines de charbon et de fer, ainsi que d'un joli drapeau («Il comporte du vert, mais nous ne sommes pas musulmans», s'était empressé de préciser l' «ambassadeur» à Moscou, dans sa résidence de 8 mètres carrés...).
    Sa déclaration de souveraineté ne doit rien à la récente explosion nationaliste: la plupart des 600 000 habitants sont russes ou ukrainiens. En vérité, la Khakassie a vu le jour pour des raisons économiques: «Depuis le 15 août 1990, explique Vladimir Chtygatchev, le président, nous négocions directement avec Moscou, sans nous soucier de Krasnoïarsk [la capitale régionale, équivalent de la préfecture, en France]. Au sein de notre république, nous voulons adoucir les réformes et introduire par étapes les lois du marché.»

    Derrière ces beaux discours, Chtygatchev est un conservateur, opposé au président Eltsine et attaché à certains aspects de l'ancien régime (comme cette interdiction de prendre en photo le moindre pont, qui valut au photographe de L'Express un tir d'intimidation à balles réelles). Au train où vont les choses, cela n'a plus grande importance. Chtygatchev est aux prises avec une nouvelle génération d'hommes d'affaires, devenus fortunés en peu de temps. Sur les 98 députés au Soviet suprême de Khakassie, par exemple, 35 sont des chefs d'entreprise - et de nombreux actionnaires se cachent parmi les autres. Ils sont les «nouveaux riches» - expression qui relève du pléonasme, en terre russe: décidés à défendre leurs intérêts, parfois liés à la pègre, quand ils n'en sont pas issus eux-mêmes, ces hommes sont les «vrais patrons» de la région.

    Lors de notre passage, l'un d'entre eux fêtait précisément la signature d'un contrat dans l'un des hôtels de la ville. Ancien membre du Komsomol - l'organisation des Jeunesses communistes - Nikolaï Kotchurov créa il y a deux ans sa propre firme, Sobol («Zibeline»). D'abord spécialisé dans les cuirs et les peaux, il diversifia rapidement ses activités dans le commerce avec la Chine et le transport du fret. Aujourd'hui, Kotchurov prétend contrôler 24 entreprises, regroupant 1 500 salariés. Il conduit une Pontiac, commandée aux Etats-Unis par un ami, et arbore un noeud papillon aussi large, ou presque, que les épaules de son smoking. Quand nous sommes arrivés, l'une de ses amies chantait un vieux tube disco à l'intention des invités rassemblés dans le jardin: «Money, money, money... It's a rich man's world» («L'argent, l'argent, l'argent...La terre appartient aux riches»).
    Entre deux verres, Kotchurov confia qu'il se passait très bien de Moscou: «Acheter les députés de Khakassie me coûte déjà assez cher! Dans un pays comme la France, les lois sont anciennes; les gens les respectent. Chez nous, les textes sont en préparation. On tâtonne. C'est pour cela que je me présente aux prochaines élections: nous avons intérêt à préparer des lois qui seront à notre avantage. En attendant, nous sommes à peu près libres de tout faire, et la Russie ressemble à un grand parc naturel: il est interdit de tirer sur les fauves de mon espèce...»

    Outre l'argent, les dirigeants politiques locaux doivent aussi compter avec les diverses minorités ethniques, à commencer par les Khakasses eux-mêmes.
    Originaires de Mongolie, en guerre contre les Russes pendant plus de cent ans, aux xviie et xviiie siècles, ces nomades, éleveurs de bétail, ont été persécutés sous le régime communiste, qui en exila dans le Grand Nord plusieurs dizaines de milliers, au cours des années 30. La plupart n'en sont pas revenus.

    Le message des Chamans
    Aujourd'hui, alors que 50 000 Khakasses vivent encore dans les collines d'une république qui porte leur nom, que reste-t-il à ce peuple? «Son identité», répond Sanka Tom, président de l'association Toun («Renaissance»). «Les vieux parlent entre eux dans la langue de nos ancêtres, ajoute-t-il, et nos cérémonies religieuses ont repris au grand jour.» Car les chamans, prêtres païens chargés de communiquer avec les esprits, n'ont jamais cessé d'exister. Même au temps de l'URSS: «Quand les enfants des communistes ne guérissaient pas d'une maladie grave, leurs parents nous les amenaient en cachette!» Les Khakasses se désignent traditionnellement comme «les fils du soleil» et rendent à nouveau hommage, au sommet de montagnes sacrées, aux «neuf dieux du Ciel». Un député du Soviet suprême les assimilait récemment à une société de naturistes.
    Systématiquement écartés des hauts postes de l'administration (et des portes des discothèques), les Khakasses demandent à présent la formation d'une chambre basse au Parlement, où ils disposeraient d'emblée de la moitié des sièges. Une conception très... yougoslave de la démocratie, justifiée, à leur avis, par les injustices de l'Histoire.
    Il était temps de quitter les lieux; filer en direction de Krasnoïarsk, capitale d'une immense région qui coupe en deux le «ventre» de la Russie et que nous allions traverser de part en part. Il était 6 heures du matin et nous attendions le bateau au village de Primorsk, où rien n'a changé depuis le xixe siècle, si ce n'est l'arrivée de quelques fils électriques. Vassili était content de nous voir. Capitaine à la retraite, le vieil homme est devenu responsable du débarcadère, afin de ne pas quitter les eaux de l'Ienisseï. «Vous êtes les premiers étrangers!» dit-il, et il courut chercher du lard et du poisson fumé.
    Tout en savourant le petit déjeuner, nous avons lancé: «Vassili, et si nous étions des espions?» Il éclata de rire. Et nous souhaita de nouveau la bienvenue.
    Çà a bien changée la Russie

    Sources: Wikipédia, L'express.fr, Le republicain-lorrain.fr


  • A comme Aleksandrov


    Holoholenka
    (Холохоленка)

    La lettre H n'étant pas utilisée dans l'alphabet cyrillique, les villes suivantes s'écrivent X mais se prononcent H
    je vais donc vous parler de la rivière Холохоленка qui se prononce Holoholenka.

     

    Хабоцкое/Habockoe
    Хитино/Hitino
    Хлебники/Hlebniki
    Ходуново/Hodunovo
    Холмец/Holmec
    Холмина/Holmina
    Холохоленка/Holoholenka
    Хотилицы/Hotilicy
    Хотилово/Hotilovo
    Хотошино/Hotoshino
    Хозницы/Hoznicy

     

    Holoholenka est le nom d' une rivière dans la région de Tver en Russie .

    Elle traverse la zone Vyshnevolotsk . L'embouchure de la rivière est de 148 km sur la rive droite de la rivière Tvertsa, sa longueur de la rivière - 12 km, sa zone de chalandise pour 50,8 km².

     

    Map of Kholokholenka, Tverskaya oblast', Russie
     
                                              Kholokholenka Tverskaya oblast', Russie 
    •  Registre des données hydrologiques

    Selon le registre de la Russie de l'eau de l'Etat appartient à Verkhnevolzhsky district hydrographique , section de gestion de l'eau de la rivière - Tvertsa de la source ( hydroélectrique Vyshnevolotsky ) à la ville de Tver , rivière sous-bassin de la rivière - la Volga à Rybinsk réservoir. Bassin de la rivière - (en haut) au réservoir Volga Kuibyshev (pas de bassin Oka).

    C'est aussi le nom d'une petite cité qui se meurt depuis des années, où seul subsiste un magasin d'antiquités, principalement pour touristes. Son propriétaire ne voulant pas se résigner à voir partir les traces de son passé.

    "Old Curiosity Shop" est située dans un village dans le district Holoholenka Vyshnevolotsk de la région de Tver dans une hutte de village.
    Il est une sorte de musée des antiquités ou magasin d'antiquités, qui est sur la route 281 kilomètres de Moscou à Saint-Pétersbourg.

    Лавка древностей

    Лавка древностей

    A "Old Curiosity Shop» on trouve un grand nombre d'objets du XIX - XX siècles: samovars, fers à repasser, des chaussures, des ustensiles de cuisine, des bustes et des portraits de dirigeants de l'ère soviétique, jouets vintages et plus.

    Лавка древностей

    Depuis 20 ans, cette collection d'antiquités rassemble Cercles Viktor Borisovich, qui est toujours engagé dans la restauration des icônes des églises et des temples de la région de Tver . La plupart des objets de la collection, sont à vendre. Cependant, certaines choses anciennes ne sont pas vendues, Viktor Borissovitch se les réserve pour lui seul.

    Malheureusement, à l'heure actuelle  le village de la région de Tver est progressivement en train de disparaître, les gens partent et se déplacent de plus en plus à la ville. Et cet homme tente de préserver l'histoire de notre pays, a rassemblé une vaste collection de pièces vintage qui portent les empreintes des siècles passés.

    Sources: Wikipédia, turpotveri.ru


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    Gjel
    (Гжель)

    Gjel (aussi Gzhel - en russe : Гжель) est le nom d'une localité rurale du raïon de Ramenskoïe , oblast de Moscou, en Russie. La localité a donné son nom à la céramique de Gjel ainsi qu'à l'âge du Gzhélien.

    Map of gjel 

    Gjel

     

    Gjel est situé à 52 kilomètres au sud-est du centre de Moscou sur les rives d'un lac de barrage formé par la Gjelka (ru), un petit affluent de la Moskova. La population est de 964 habitants (recensement de 2006).

    La gare de la localité, datant de 1912, est desservie par la ligne de chemin de fer Moscou-Kazan.

    La première mention de Gjel, dont la date de fondation reste inconnue, date de 1339 et figure dans le testament du Grand-prince de Moscovie Ivan Kalita. C'est à cette époque que des artisans, ayant remarqué la qualité de la « milovka », la glaise blanche, commencent à produire de la vaisselle.
    À la fin des années 1780, quelque vingt-cinq fabriques de céramique coexistaient à Gjel.

     

                      
                 Cloche (1977)     Céramique de Gjel (2009)             "Tea Party" (1966)

    G comme Gjel

     

    0 n 1724 s'ouvre à la périphérie de Moscou, sur la route menant à Gjel, la première manufacture privée de céramique: celle d'Afanassi Grebenchtchikov, qui produisait des articles de majolique dont l'émail recouvre un biscuit poreux, épais, fait d'une argile colorée. Les potiers de Gjel fournissent Grebenchtchikov en argile et travaillent dans ses ateliers où ils apprennent le métier.Après la mort de son propriétaire survenue en 1757, l'usine tombe en déclin et arrête finalement toute activité dans les années 1770. Cependant la région de Gjel se trouve alors parsemée de nombreux ateliers indépendants produisant des objets de majolique très demandés en Russie. La majolique de Gjel est un phénomène artistique original, profondément national, lié à la culture de l'ancienne Russie et à la philosophie populaire; elle se signale par l'originalité de ses sujets et de ses procédés formels et plastiques.

    Pot a kvass.XVIIIe siècle

    Pot a kvass
    Maiolique. Dernier tier du XVIIIe siècle


         Les décors de tous ces articles sont peints sur l'émail cru. Les contours exécutés à l'aide d'un colorant sombre délimitent des surfaces coloriées de mauve, de jaune, de vert, de bleu ou de brun. A la cuisson, la fusion de l'émail et des couleurs fixe celles-ci. Cette technique exige de l'artisan une véritable virtuosité, toute retouche étant pratiquement impossible. La peinture plane combine un motif variable (fleurs, feuilles, herbes, animaux, oiseaux, des personnages ou bien des paysages architecturaux) à des figures géométriques (hachures, treillis) ; le tout est organisé en registres horizontaux. Un des traits les plus originaux de la poterie de Gjel est la combinaison d'éléments décoratifs peints et sculptés. Les objets de Gjel portent toujours des inscriptions précisant leur destination (cadeau ou commande), la date de fabrication et le nom de l'artisan ou du propriétaire. Empreintes d'humour et de spontanéité, l"art de Gjel frappent par la véracité des types populaires mis en scène avec une économie étonnante de moyens artistiques. De forme stylisée, elles sont très expressives et possèdent le caractère décoratif très prononcé.

    S.Isaev.'Russian winter'

    S.Isaev  "Hiver russe".  Théiere
    Porcelaine.  1999


          Au début du XIXe siècle, après cinquante ans d'existence, la majolique, coûteuse et demandant beaucoup de travail, cède la place à la demi-faïence ou «faïence commune», inventée à Gjel alors que l'on y cherchait le secret de la faïence fine anglaise très en vogue à l'époque. Proche par son chromatisme de la faïence de Delft et de la porcelaine chinoise, la faïence de Gjel s'en distingue cependant par son imagerie et ses procédés de composition. Les premières manufactures porcelainières de Gjel remontent au début du XIXe siècle. A la différence des produits des autres manufactures, la porcelaine de Gjel est, elle, due à des artistes autodidactes et est consommée par un large public : petits hobereaux, marchands et fonctionnaires peu fortunés. C'est ainsi que la porcelaine de Gjel, tout en conservant des éléments de l'art russe ancien, en arrive à son univers pictural moderne. Mais La production artisanale et manufacturière cède peu à peu la place à la fabrication intensive et mécanisée d'articles bon marché. Elles perdent le combat contre la production industrielle. Écrasés par la concurrence, les ateliers ferment les uns après les autres. Avec la première guerre mondiale (1914-1918) et la guerre civile (1918-1922), l'artisanat de Gjel disparaît presque totalement.


    S.Isaev.'Saumon'

    S.Isaev  "Saumon".  Plat pour le poisson
    Porcelaine.  1997

          Mais dans les années 1930 d'anciennes manufactures privées renaissent sous la forme d'artels (sorte de coopérative) qui fusionnent par la suite pour former des entreprises plus importantes. Les articles de piètre qualité artistique reçoivent un décor polychrome sur couverte.La seconde guerre mondiale (1941-1945) met fin à ces activités. Les anciennes traditions de Gjel semblent alors définitivement perdues. Cependant Alexandre Saltykov (1900-1959), spécialiste des arts appliqués à l'Institut de recherche scientifique des arts et métiers de Moscou, s'attelle à un travail minutieux fouillant dans les archives et les musées les matériaux sur l'artisanat de Gjel. Des études de laboratoire ont permis de retrouver la composition de la majolique et il est redevenu possible d'en fabriquer quelques échantillons avec décor sur émail cru. Pour Saltykov et ses collègues, il a paru rationnel de prendre pour modèle les objets du XVIIIe siècle, cependant, la majolique figurée combinant peinture et sculpture, a présenté trop de difficultés sur le plan technique. Le manque d'artisans expérimentés causées par la guerre ont rendu les recherches dans ce domaine impossibles. C'est pourquoi il a été décidé de produire des articles de porcelaine épaisse décorée au cobalt sous couverte aux formes plus simples. Ainsi a vu le jour la nouvelle porcelaine bleue et blanche de Gjel que nous connaissons actuellement

    V. Nepliouev. Pot à kvass 'Chasse'

    V. Nepliouev. Pot à kvass "Chasse"
    Porcelaine. 1982


          En travaillant sur les formes des objets d'usage courant, les décorant parfois d'éléments sculptés, elle réalisa aussi de nombreuses compositions sculpturales.C'est ainsi que la porcelaine développe les traditions de la majolique du XVIIIe siècle. L'art de Gjel revit depuis soixante ans déjà, durant lesquels il a traversé plusieurs étapes de son évolution. Aujourd'hui on y produit avant tout de la porcelaine à parois épaisses, à décor bleu sous couverte appliqué à main libre au pinceau. Les artistes travaillent sans esquisse préalable, en improvisation libre. Chaque coup de pinceau est vivant et expressif; grâce à la richesse des nuances - de l'outremer au bleu très pâle - le bleu de cobalt donne l'impression de la polychromie. La maîtrise des artistes de Gjel aussi atteint à la perfection. Cela concerne la statuaire qui réunit le façonnage au tour et le moulage à la main, procédé connu depuis longtemps pour l'argile et qui n'est pas lié à des technologies modernes; cela est également vrai pour les décors peints, où le travail virtuose et la diversité des procédés permettent une gamme richissime de nuances d'un même ton et donnent l'illusion de polychromie de la peinture.

    L.Azarova. quot;Chasseur'

    L.Azarova  "Chasseur".  Bouteille
    Porcelaine.  1975

        L'indépendance de Gjel vis-à-vis des contraintes et des normes imposées à l'industrie pour l'épaisseur de la porcelaine et les dimensions des objets donne à l'artiste pleine liberté dans l'élaboration des formes et des décors. La finition peut être parfois imparfaite, le dessin un peu flou ou les proportions mal respectées, mais c'est toujours la spontanéité et la vivacité de l'exécution qui prédominent dans les pièces sorties des mains des artisans et qui suscitent notre admiration. La fabrication manuelle, une des caractéristiques essentielles de l'artisanat populaire, est indissociable dans la porcelaine de Gjel d'une spiritualité toute spéciale. Gaie et élégante, débonnaire et malicieuse, fantastique et réelle, c'est la vie avec ses multiples facettes qui y est incarnée. Le décor bleu, la luminosité douce de la porcelaine blanche recèlent la joie de vivre et un air de fête. Les Russes ont toujours aimé la couleur bleue, dans la vie quotidienne comme dans la création artistique. Il suffit pour s'en convaincre de se remémorer le fameux ton bleu des fresques et des icônes anciennes. C'est aussi une des couleurs prédominantes dans les chambranles sculptés des isbas paysannes se confondant par les jours glacés et ensoleillés avec l'immensité bleue du ciel et tranchant vivement sur la blancheur étincelante de la neige. La porcelaine de Gjel possède un caractère démocratique, qui est exprimé non seulement dans son prix relativement peu élevé, mais par le fait qu'elle est conçue pour un large public. Ces objets sont pratiques : la matière en est plus solide que la porcelaine à parois minces ; les formes en sont simples, adaptées au foyer domestique, mais se distinguent aussi par une élégance loin d'être guindée. La poterie de Gjel apporte du confort et de la chaleur humaine à l'appartement moderne. C'est en cela, ainsi que dans sa valeur esthétique et son tirage limité, que consiste le secret de son succès


    N. et V.Bidak. Beurrier 'La petite bergere'

    N. et V.Bidak. Beurrier "La petite bergere"
    Porcelaine. 1975

    Sources: Wikipédia, artrusse.ca


  • A comme Aleksandrov

    F comme Fin du Monde

    Fin du Monde
    (et après ..? )

    Trouvé il y a plusieurs mois sur un Site Russe dont j'ai malheureusement perdu l'adresse.

     

    Avez-vous déjà pensé à ce qui arriverait à notre planète, son dernier habitant disparu ?

    F comme Fin du Monde

     

    Après:

    • 2 jours: Seulement 48 heures après la disparition du dernier humain, les égouts souterrains seront inondés ...

    • 7 jours: Les générateurs d'urgence qui refroidissent les réacteurs nucléaires s'arrêtent faute de carburant.

    • 1 année: Plus de 10 millions d'oiseaux survivront sur la planète, tandis que les tours de communication s'écrouleront,  les lignes à haute tension refroidiront et les villes se rempliront d'animaux.

    • 3 années: En raison de l'absence de chaleur, les conduites de gaz dans les régions froides explosent. Les fuites de gaz de ces tuyaux provoquent des incendies, les bâtiments de se fissurent, et leurs structures deviennent instables.
      Après un ou deux hivers, le manque de chaleur aura raison des cafards.

    • 10 années: Les toits de nombreuses maisons seront détruits par la corrosion due à des fuites et des réactions chimiques entre les éléments.

    • 20 années: La rouille envahira toutes les colonnes de fer. L' Amérique du Nord et du Sud se rejoindront, le canal de Panama  disparaîtra.

    • 1 siècle: vécu il ya un siècle, la population de 500 000 éléphants vont augmenter de 20 fois. Les populations de petits prédateurs comme les renards, seront sur le bord de l'extinction en raison de l'émergence d'un nouveau concurrent: le chat domestique.

    • 3 siècles: La plupart des ponts suspendus s’effondrent et de nombreux barrages ne seront pas résister à la pression due à l'absence de soutien. En conséquence, beaucoup de villes, dans le Monde, seront inondées.

    • 5 siècles: Les villes seront envahies par les forêts et la jungle, de grands arbres croîtront entre les résidus de machines, des bâtiments et des débris de métaux.

    • 15000 ans: grandes villes reculent en raison de l'âge de glace. La seule chose qui reste relativement ensemble - une structure souterraine.

    • 35000 ans: Certaines substances qui auront polluées l'environnement au cours de l'existence de l'homme seront finalement absorbées par la nature, mais pour d'autres, tel que le cadmium, la nature aura encore besoin de 75000 autres années.

    • 100000 ans: Le niveau de dioxyde de carbone dans l'atmosphère revient aux indicateurs qui existaient avant les origines de l'humanité.

    • 250000 ans: Les rayonnements atomiques, absorbés par la terre, cesseront d'être dangereux.

    • 2 000 000 ans: Certains animaux auront appris à digérés les produits en plastique dégradés.

    • 8.500.000 ans: Des restes de quelques architectures (monuments, bâtiments) sont encore debout, s'ils n'ont pas déjà été détruits par les tremblements de terre ou les inondations. Les statues en bronze peuvent encore être visibles.

    • 3000000000 ans: Il y aura certainement encore de la vie sur Terre, mais sous une forme que nous ne pouvont même pas imaginer.

    • 6500000000 années: la Terre est en train de fondre sous l'influence du Soleil, qui a absorbé d'autres planètes, ce qui rend sa fin inévitable.

    • Pour le reste de l'éternité: Les restes de dispositifs de communication tels que les satellites, continueront à voyager dans l'espace, comme seule trace de l'ancienne existence humaine.


      F comme Fin du Monde

    Voir le sujet sur le Village abandonné dans l’archipel de Shengsi sur Les Moutons Enragés.fr


  • A comme Aleksandrov

    E comme Ekaterinbourg


    Ekaterinbourg ou Iekaterinbourg
     (en russe : Екатеринбург)


    Iekaterinbourg
    ou Ekaterinbourg est une ville de Russie arrosée par l’Isset, affluent de la Tobol. C'est la capitale administrative de l'oblast de Sverdlovsk, dans l'Oural. À l'époque soviétique, elle s'appelait Sverdlovsk (en russe : Свердловск). Avec une population de 1 428 262 habitants en 2015, elle est la quatrième ville de Russie.

     

    Map of ekaterinburg
                       E
    katerinbourg

     

    Ekaterinbourg est située sur le pan asiatique de l'Oural, à un important carrefour ferroviaire entre les liaisons provenant de toutes les parties de l'Oural et le reste de la Russie, sur la fameuse ligne du Transsibérien.

    Ekaterinbourg se trouve à 1 417 km à l'est de Moscou. La différence avec l'heure de Moscou est de +2 heures et de +6 heures avec l'heure UTC.

    • Histoire

    La ville a été fondée en 1723 par Vassili Tatichtchev et nommée du nom de la femme de l'empereur Pierre Ier (dit Pierre le Grand), l'impératrice Catherine, future impératrice régnante sous le nom de Catherine Ire (en russe : Екатерина, Iekaterina).

           
    Nicolas II en mars 1918. Dernière photo du tsar, prise alors qu'il était prisonnier à Ekaterinbourg.

     

    Peu après la Révolution d'Octobre, l'empereur Nicolas II, sa femme Alexandra Fedorovna et leurs enfants les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexis furent assassinés dans les caves de la villa Ipatiev (propriété d'un certain Nikolaï Ipatiev, ingénieur militaire), le 17 juillet 1918. En 2008, suite à des analyses ADN, le laboratoire de la faculté de médecine de l'université du Massachusetts a publié ses résultats, confirmant que tous les membres de la famille Romanov ont bien été exécutés.

    Le commando d'exécution était sous les ordres du chef de la Tchéka locale, Iakov Iourovski. En l'honneur de Iakov Sverdlov qui aurait ordonné l'exécution collective ou solitaire, la ville fut rebaptisée Sverdlovsk en 1924.

    En 1941, l'Armée rouge fut rapidement en grande difficulté face à l'armée allemande, qui atteignit les portes de Moscou. Après avoir repris le contrôle de la situation militaire, le gouvernement dirigé par Staline décida d'évacuer à l'Est, par des dizaines de milliers de trains, toutes les fabrications d'armements de la région moscovite. Elles furent transférées à Iekaterinbourg et plus généralement dans tout l'Oural, hors de portée des bombardiers allemands. À partir de cette époque la ville et sa région prirent un essor considérable dans le cadre du complexe militaro-industriel. Toute cette région et la ville furent déclarées zone interdite jusqu'en 1991. C'est dans la banlieue de Iekaterinbourg que l'avion-espion américain U-2, piloté par Gary Powers, fut abattu.

    La ville connut une épidémie de maladie du charbon (en anglais : anthrax) en avril et mai 1979. Les autorités soviétiques de l'époque l'attribuèrent à de la viande contaminée. Cependant, les autorités américaines pensent que les habitants ont peut-être inhalé des spores échappées accidentellement d'une installation militaire de production d'arme biologique. L'accident fut officiellement reconnu en 1992 par Boris Eltsine, ancien secrétaire général du parti communiste de la ville et de la région (oblast).

    Il semblerait que d'autres fuites (au moins une) se soient produites, mais le silence le plus total est encore maintenu à ce sujet. Au centre d'un complexe militaro-industriel bâti à l'ère soviétique, la ville a été interdite aux étrangers de 1960 à 1990.

    Iekaterinbourg a retrouvé son ancien nom en 1991.

    Le 8 septembre 2013, Evgueni Roizman, opposant à Vladimir Poutine soutenu par la Plate-forme citoyenne de l'oligarque Mikhaïl Prokhorov, est élu maire. Cette victoire requinque l'opposition, dans le contexte de la défaite controversée d'Alexeï Navalny à Moscou.

    Au sujet d'Ekaterinbourg
    (traduit en français d'après un site russe)

    Il y a près de trois cent ans que la ville a été fondée sur le versant Est des montagnes de l'Oural, sur les rives de la belle rivière Iset. Elle a reçu le nom de Ekaterinbourg, en mémoire de la martyre Sainte-Catherine, nom de baptème de l'épouse de l'empereur Pierre le Grand.

    La date officielle de sa fondation est le 7 (18) novembre 1723. C'est ce jour-là que l'un des meilleurs travaux de forge de cette époque fût mis en serice. L'usine-château d'Ekaterinbourg, le siège de gestion de toutes les entreprises minières et métallurgique de la région, est devenue un important avant-poste dans le développement des vastes régions de l'Oural et de la Sibérie. Ekaterinbourg a obtenu le statut de ville en 1721. Au 19e siècle, elle s'est transformée en un grand centre de l'industrie, du commerce et, par la suite, du secteur bancaire. Situé sur la frontière entre l'Europe et l'Asie, la ville a joué un rôle important d'intermédiaire commercial. En 1923, Ekaterinbourg est devenu le centre administratif de la grande région de l'Oural (sous le nom de Sverdlovsk de 1924 à 1991). Dans les années 1930, de gigantesques usines ont été construites ici, ce qui a entraîné une considérable augmentation de la population. Pendant la seconde guerre mondiale, la ville s'est transformée en un énorme arsenal de technologie militaire et d'armement. Après la guerre, Sverdlovsk a continué de se développer comme un grand centre industriel et culturel de l'Oural. En 1967, son millionième habitantest né.

    Aujourd'hui, Ekaterinbourg est une ville avec une population de 1,5 million d'habitants et un puissant centre industriel et de recherche. Ses usines de transport lourd et de produits chimiques, son travail de la métallurgique et des non ferreux, ses entreprises de l'industrie militaire occupent une place majeure dans l'économie nationale. La ville a une quinzaine d'établissements d'enseignement supérieur, elle est le siège de la Direction générale de l'Oural de l'Académie Russe des Sciences.

    Ekaterinbourg est l'un des principaux centre d'affaires en Russie. Ses institutions financières et bancaires prennent une part active dans l'économie russe, apportant une contribution substantielle au développement de la coopération avec l'étranger. De plus en plus de sociétés étrangères ouvrent avec succès des bureaux re représentation ou des entreprises conjointes ici. La position géographique unique d'Ekaterinbourg sur la frontière entre l'Europe et l'Asie offre de larges possibilités pour assumer un rôle d'un important centre de coopération entre l'Est et l'Ouest.

    Ekaterinbourg est le grand carrefour de sept chemins de fer. La vie quotidienne de la ville est assurée par son infrastructure sociale. Ses nombreux magasins, ses restaurants, tramways, trolleybus, autobus et métro rendent des services à ses résidents et visiteurs. La ville a des dizaines de bibliothèques publiques, cinémas, salles de concert, écoles de musique et d'art. Son opéra, son théâtre, son théâtre de comédie musicale, son théâtre de la Jeunesse, son théâtre des spectacles de marionnettes, sa société philharmonique et son cirque sont bien connus dans le pays. Les musées de Ekaterinbourg sont célèbres pour leurs collections uniques.

    La ville a une apparence unique. Il semble que l'histoire elle-même est inscrite dans ses rues et avenues, les ensembles architecturaux et sites touristiques.

    Plus de 600 monuments d'histoire et de culture sont situé dans la ville, et 43 d'entre eux sont considérés au top des monuments nationaux en raison de leurs spécificités.

    Le coeur d'Ekaterinbourg est son barage qui a permis le développement initial de la base industrielle de la ville. Le barrage a été érigé en 1723 et survécu à deux reconstructions. À l'heure actuelle, il est un impressionnant monument industriel du 18e siècle. Malheureusement, très peu de bâtiments de l'ancienne usine ont été conservés. Maintenant, il ne reste que peu de bâtiments : le Musée d'histoire de l'architecture de l'Oural et le Musée de la nature, tous deux situés dans la ce qui est appelé le Jardin Public Historique. Se situe aussi ici le plus ancien bâtiment de Ekaterinbourg qui date de 1764 et qui a été récemment reconstruit. À présent, c'est le Musée des Beaux-Arts. Ekaterinbourg au 18 e siècle a été une ville faite de bois. Toutefois, les premiers bâtiments de pierres ont également apparu au cours de cette période. La plupart de ces bâtiments étaient ceux d'administrations, par exemple la direction des usines minières, où le Conservatoire de l'Oural est situé maintenant. A la fin du 18e et début du 19e siècles, un nouveau style architectural (classicisme) a influencé les paysages d'Ekaterinbourg. Le palais sur la coline Voznesenskaya, avec ses luxueux parc, est le plus célèbre exemple de ce style. De nombreuses églises et chapelles ont rendu le panorama de la ville très beau et pittoresque. Au début du 20e siècle, il y avait environ 50 églises, et de ce nombre seulement 6 restent encore aujourd'hui. Il existe assez peu de bâtiments dans le style constructiviste dans la ville. Des exemples typiques de ce style sont la Grande Poste, l'imprimerie "Uralski Rabochi", le studio de cinéma, la célèbre "maison blanche", le stade "Dynamo", etc

    La période soviétique a apporté de nouvelles tendances à l'architecture d'Ekaterinbourg : le luxe et le rationalisme, qui reflètent à la fois l'influence de l'idéologie et de l'ascèse. De nouvelles tendances dans le développement de l'architecture mondiale ont également touché la ville. Certains des structures les plus connues comprennent le quartier général militaire, l'Université technique d'Etat de l'Oural (UPI), le bâtiment administratif des chemins de fer, et la Société Philharmonique.

    Le dynamisme de la vie contemporaine n'est pas sans effet sur la ville. Toutefois, de bons soins de son patrimoine culturel patrimoine contribuent à maintenir la continuité historique du temps et confirment à Ekaterinburg le droit d'un statut de ville historique.

    Sources: Wikipédia, ekaterinburg.tv


  • A comme Aleksandrov


    D comme Drapeau de la Russie
    Le drapeau de la Russie
    (Флаг России)

    Le drapeau de la Russie (en russe : Флаг России) est drapeau national et le pavillon marchand de la Fédération de Russie. Le drapeau actuel russe remonte au règne du tsar Pierre le Grand (1682 – 1725).

    Drapeau de la Fédération de Russie

    D comme Drapeau de la Russie


    Drapeau de la Russie
       
    Caractéristiques
    Proportions 2:3
    Adoption 11 décembre 1993
    Éléments Tricolore de bandes horizontales de mêmes hauteurs blanche, bleue et rouge.


    Histoire:
    Avant Pierre le Grand, la Russie, sous tutelle moscovite, n’avait pas de drapeau officiel mais utilisait pour emblème saint Georges terrassant le dragon sur fond rouge (blason des princes de Moscovie) ou les étendards (знамя) médiévaux russes. Ceux-ci étaient d’inspiration religieuse, caractérisés par des nuances de couleurs inhabituelles, de longues inscriptions slavonnes, des étoiles à multiples branches ou des bordures au dessin compliqué.

    D comme Drapeau de la Russie
    Grande bannière d'Ivan le Terrible hissée en 1560

    Le drapeau d’Ivan IV (dit le Terrible), actuellement conservé au Kremlin à Moscou fut un des plus grands drapeaux russes. D'une longueur de 6,30 m et large de 2,20 m, il représentait le pouvoir religieux du tsar (l’archange Michel et une armée de saints) ainsi que les conquêtes du tsar (les anges prêts à aider l'armée contre l'ennemi).

     

    • Création: En 1699, le tsar Pierre le Grand décide de doter sa flotte naissante d’un drapeau, selon l’usage occidental. Conçu par l'ingénieur nautique néerlandais David Butler et inspiré du drapeau néerlandais, le drapeau russe fut confirmé comme enseigne de la marine marchande en 1705. Le 7 mai 1883, son utilisation fut autorisée à terre et il devint drapeau national lors du couronnement de Nicolas II en 1896. Symboliquement les trois bandes sont interprétées comme le tsar (blanc), le ciel (bleu) et le peuple (rouge).

    • Interprétation: La couleur rouge signifierait « la souveraineté, la puissance », bleue – la couleur de la Vierge Mère, protégeant la Russie, blanche – la couleur de la liberté et de l’indépendance. Ces couleurs signifieraient aussi la communauté des trois Russies : blanche, petite et grande.


    Aujourd’hui, on utilise l’interprétation (non officielle) des couleurs du drapeau de la Russie : la couleur blanche signifie la paix, la pureté, l’innocence et la perfection, la couleur bleue – la couleur de la foi et de la fidélité, de la permanence, la couleur rouge symbolise l’énergie, la force, le sang versé pour la Patrie.

    D comme Drapeau de la Russie

    Le 22 août est la Journée du Drapeau de la Russie conformément au décret présidentiel de 1994. Le drapeau tricolore a officiellement remplacé le drapeau rouge de l'URSS en août 1991, suite au putsch de Moscou. Le 22 août 1991, le président de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR) Boris Eltsine a proclamé le drapeau bleu-blanc-rouge nouveau drapeau de la Russie. 

     

    Sources: Wikipédia, sputniknews

     


  • A comme Aleksandrov

    C comme Chapka


    Chapka
    (шапка, šapka)

    C comme Chapka

    L'ouchanka (russe : уша́нка, de ouchi, « oreilles ») est un chapeau traditionnel russe ou scandinave, en fourrure, muni de parties rabattables qui peuvent couvrir les oreilles et la nuque, ou se maintenir nouées sur le haut du chapeau. Dans le langage courant, on le désigne souvent sous le simple nom de chapka qui signifie « chapeau ».

    L'ouchanka est portée dans les pays au climat continental ou polaire comme le Canada, les États-Unis, la Russie, la Corée du Nord, en Europe de l'Est, en Scandinavie et dans les pays issus de l'Union soviétique.

    • Quelles sont les origines de la chapka ?

    Rien qu'à l'évocation de son nom, on se fait une idée sur sa provenance. En effet, le mot « chapka » signifie « chapeau » en russe. En Russie, on l’appelle plus spécifiquement « ouchanka » c'est tout simplement la contraction du mot « ouchka » qui signifie « oreilles » avec le mot « chapka ».
    Au Quebec, on parle de « casque de poils ».

    La chapka semble puiser son essence dans la toque traditionnelle russe qu’arboraient, encore, sur leurs têtes, les grands chefs soviétiques du Kremlin devant les médias au XX° siècle. Elle est très ancienne semble-t-il, mais les sources concernant ses origines diffèrent : d’un côté, l’Histoire raconte qu’elle est apparue au XII° siècle, lorsque le Grand-Prince Vladimir II de Kiev l’a reçu en cadeau des mains de son grand-père l’Empereur de Byzance Constantin IX Monomaque, et  qui l’aurait fait fabriquer à sa seule attention. Cependant, cette transcription est plus que douteuse en raison des dates de règne de ces deux personnalités de l’Histoire de la Grande Russie. La seconde version, plus crédible, nous dit plutôt que ce chapeau est une évolution de celui que portaient les hommes issus du peuple de Mongolie durant les invasions et les conquêtes du Moyen-âge. Quoiqu’il en soit, c’est bien à partir de cette époque que le port de la chapka se répand dans les plaines sibériennes de Russie.

    C comme Chapka

    Elle est à l’origine constituée de fourrure de castor ou d’ours, et plus tard, on la fabriquera avec des peaux de lapins, de renards ou de martres (des animaux donc plus petits), afin de répondre à la demande de la grande bourgeoisie russe dans un premier temps, et aux besoins des militaires de l’armée soviétique. En effet la chapka fait partie de l’uniforme militaire des troupes russes, mais aussi des polices finlandaises et canadiennes. On voit très souvent ce cliché d’un soldat de l’armée rouge, en son temps, coiffé d’une chapka en fourrure synthétique mais avec les rabats relevés sur la tête, même lorsque le froid est glacial. Pourquoi d’après vous ? Tout simplement car il semble inutile et surtout « peu viril » de rabattre les pans de la chapka sur ses oreilles s’il ne fait pas vraiment froid. Tout est relatif.

     L'ouchanka fait partie de l'uniforme d'hiver des forces armées et des polices russes, finlandaises, canadiennes, ainsi que dans les unités de police de certains États américains (comme l'Alaska).

    C comme Chapka

     Gerald Ford et Léonid Brejnev à Vladivostok en 1974,
    portant respectivement un ouchanka de fourrure
    qui semble être de rat musqué et une toque d'astrakan.
     

    Les ouchankas pouvaient autrefois être faites de peau d'ours ou de castor. Elles sont aujourd'hui typiquement faites de fourrure de lapin ou de rat musqué (espèce introduite en Europe, notamment pour produire des fourrures) ; les articles de luxe se trouvent en renard, martre ou fourrure de mouton de qualité. Les dirigeants soviétiques, les apparatchiks et les personnes appartenant à une élite (ou prétendant à une telle appartenance) portaient les chapkas en fourrure de faon de renne qu'on appellait les « pijik » (russe : Пыжик). La fabrication des « pijik » était déterminée par le standard « ГОСТ 11026-64 »1.

    Les modèles militaires soviétiques étaient en fourrure synthétique, que les Russes appellent par dérision « fourrure de poisson ».

    C comme Chapka
    Fabrication d'une Chapka

    La chapka de Monomaque 

    C comme Chapka

    Le luxe et l’opulence de la cour des gouvernants de la Russie ont de tout temps étonné les étrangers. Aussi, l'ambassadeur anglais en Russie Carlyle décrivait au XVIIe siècle ses impressions sans dissimuler ses émotions : « Il nous est arrivé ce qui arrive à ceux qui sortent des ténèbres pour s’exposer à un soleil éblouissant. C’est à peine si nos yeux pouvaient supporter l’éclat de la cour du tsar de Russie qui brillait d’une multitude de pierres précieuses ». La chapka de Monomaque, symbole du pouvoir autocrate, était un des grands attributs des grands princes et des tsars de Moscou.

    Ce couvre-chef crée à la charnière du XIIe et du XIVe siècles se composait de 8 plaquettes d’or ornées de grosses perles, de rubis et d’émeraudes. La chapka a une bordure en zibeline et est surmontée d’une croix en or. Le tsar ne mettait la chapka qu’une fois, le jour de sa montée sur le trône et par la suite chaque souverain était sacré par sa couronne propre. Les historiens sont toujours partagés en ce qui concerne les origines de la chapka de Monomaque. Elle aurait été confectionnée en Byzance ou en Asie Centrale, à en juger par sa forme et ses motifs.

    Une légende apparue au XVe siècle fait croire que la chapka aurait été envoyée par l’empereur de Byzance Constantin Monomaque à son petit-fils, le grand prince Vladimir de Russie. C’est pour cette raison qu’elle porte le nom de Monomaque. Pourtant, cette version est très controversée. En effet, Constantin est mort en 1055, quand Vladimir n’avait que deux ans pour ne devenir grand prince qu’à l’âge de 56 ans. De plus, il n’existe aucune mention de la chapka de Monomaque dans les documents historiques jusqu’au XIVe siècle. C’est seulement en 1328 que « la chapka en or » est mentionnée dans une chartre du prince de Moscou Ivan Kalita. Elle devient depuis une relique d’État et se transmet d’un souverain à l’autre. De nombreux historiens supposent qu’elle avait été offerte au prince de Moscou par le khan Ouzbek de la Horde d’or. Pourtant, le nom de l’empereur de Byzance est resté pour toujours associé à ce couvre-chef précieux.

    En 1498, le grand prince de Moscou Ivan proclame son petit-fils Dimitri son successeur. Le jeune homme devient le premier prince couronné avec la chapka de Monomaque. Ivan III voulait unir sous son sceptre les principautés russes éparses. C’est pour cette raison que la cérémonie de couronnement faisant intervenir cette relique historique avait un sens emblématique pour le souverain. En effet, la chapka de Monomaque faisait du prince de Moscou et de sa dynastie le premier des princes russes. C’est dans la grande cathédrale du Kremlin de Moscou, en présence des boyards, du clergé et d’une foule de gens du peuple qu’Ivan III mit la chapka précieuse sur la tête de Dimitri et c’est devenu une tradition depuis.

    En 1682, les frères du tsar Fédor Alexéevitch mort sans descendance Ivan et Piotr deviennent candidats au trône. Mais ils ne pouvaient gouverner le pays car Ivan tait gravement malade et Piotr n’avait que 10 ans. Les partisans des deux tsarévitchs ont engagé une âpre lutte en défendant le droit au trône pour le candidat de leur choix. Soucieux d’éviter la division de l’élite politique nationale et de mettre fin aux intrigues qui se tramaient à la cour, les boyards ont décidé de mettre sur le trône les deux souverain à la fois. Mais, comme il n’y avait qu’une seule chapka de Monomaque, il a fallu en faire une copie. Les deux couvre-chefs sont actuellement conservés au Palais des armures du Kremlin de Moscou. Ivan et Piotr, devenus par la suite empereur Pierre Premier, étaient les derniers souverains russes couronnés avec la chapka de Monomaque parce que leurs successeurs étaient déjà sacrés avec la Grande Couronne Impériale. Plus près de nos jours, en 2002, les joaillers russes ont confectionné une copie de plus de la chapka. Ils ont voulu l’offrir à l’administration de la présidence russe. La chapka moderne est en tout point semblable à l’original est évaluée à environ 50 000 dollars parce qu’une partie des pierres était fausse. Or, ce cadeau a été rejeté parce que le chef d’un État démocratique n’était pas supposé porter ce symbole du pouvoir monarchique. On ignore ce qu’est devenu le présent mal avenu. Officieusement. Il a été vendu aux enchères à un acheteur anonyme et le produit de cette vente aurait été versé dans un fonds pour enfants.

    Sources: Wikipédia, chapeau-enfant.com, sputniknews.com


  • A comme Aleksandrov

    B comme Borodino


    La Bataille de Borodino
    (Бородинское сражение)

    Réédition d'un article déjà publié sur mon Blog

    La bataille de la Moskova (ou bataille de Borodino) fut la plus importante et la plus sanglante confrontation de la campagne de Russie menée par Napoléon Ier. La bataille s’est déroulée le 7 septembre 1812 (26 août dans le calendrier julien), impliquant plus de 250 000 hommes pour des pertes estimées à 100 000 hommes. Le nom fait référence à la rivière qui coule non loin du champ de bataille, environ 125 km devant Moscou. La Grande Armée commandée par Napoléon Ier, repoussa l’armée impériale russe sous les ordres de Mikhaïl Koutouzov, près du village de Borodino, à l’ouest de la ville de Mojaïsk. Les Français s’emparèrent des principales fortifications russes, dont la redoute Raïevski et les « flèches » défendues par Piotr Bagration qui fut tué lors de l’assaut, mais ils ne réussirent pas à détruire l’armée russe. Environ 30 000 soldats français sur 130 000 furent tués ou blessés au cours de la bataille. Les pertes russes furent de 45 000 sur 112 000 combattants.

    La bataille prit fin avec la retraite de l’armée russe, qui se retira en bon ordre. La bataille de la Moskova marque la dernière action offensive française sur le sol russe. En se retirant, les Russes sont encore en état de combattre. Ils ouvrent aussi la route de Moscou que la Grande Armée atteindra une semaine plus tard, le 14 septembre. Elle y restera jusqu’au 19 octobre, jour où commence le retour, bientôt désastreux, de la Grande Armée. (Wikipédia)

    Le Musée Panorama de Borodino, à Moscou.



    Panoramique de la Bataille de Borodino réalisé à partir de 38 photos.
    Le décor du fond (la Bataille) est peint sur le mur, le devant est naturel, on fait le tour à 360° sur une passerelle en hauteur.
    Un seul (et gros) reproche, aucune traduction en français pour cette Bataille Russo-Française. heureusement que j'avais mon guide.

    • Cliquez une fois sur l'image pour l'agrandir, puis faites la défiler à votre gré.

     

    Je l'ai également converti en AVI

     Médailles commémoratives de la Bataille de Borodino (Russie)
    Offertes par Евгений Игнатьев (Evgeny) mon ami Russe

    B comme Borodino

    Source: Wikipédia,