• U comme Urgence (Cité d'Urgence)

     

    Mes Parents, comme ceux de Tatiana (et oui, encore), ont grandis dans les Baraquements d'Urgence de la Cité de Pignerolle (49).

    Un millier d'immeubles ayant été détruits pendant la Guerre, la Municipalité a décidé de reloger toutes leurs habitants dans les baraquements qu'ont laissés les Allemands, en partant, dans le Parc du Domaine de Pignerolle.

    Le splendide domaine de Pignerolle, avec son château (1776-1781), réplique du Petit Trianon, ne laisse rien transparaître.
    Ce fut pourtant le coeur d’un village de baraquements, au plus fort de la crise du logement de l’après
    1945.

     

    1 La cité d'urgence de Pignerolle en 1961.
    Cliché extrait de l'album photographique réalisé à l'initiative de la préfecture
    pour demander la fermeture rapide de la cité d'urgence.
    Le préfet l'évoque dans sa lettre du 13 novembre 1961
    au ministre de la Construction : "document plus éloquent sans doute
    dans son réalisme que de longs rapports". Arch. mun. Angers.

    Mille immeubles détruits à Angers après les bombardements de 1944, plusieurs milliers d’autres endommagés, le manque de matériaux et de main-d’oeuvre, l’afflux de réfugiés en 1940-1944, le déficit de constructions nouvelles depuis cinquante ans : tout concourt à faire éclater la plus noire crise du logement qu’ait jamais connue la ville.

    Des solutions d’urgence s’imposent. La municipalité en trouve : utiliser les baraquements laissés par les Allemands. « Nous pensons pouvoir disposer des baraquements installés au château de Pignerolle, route de Saint-Barthélemy, dès que nous aurons trouvé un autre logement pour les cent quarante Américains stationnés dans cette propriété […] », indique M. Huet au conseil municipal du 18 décembre 1944.

    Pignerolle ? Le domaine de la famille de Saint-Chamand avait été réquisitionné le 12 avril 1939 au profit du gouvernement polonais en exil. L’armée allemande lui succède à partir de juillet 1940. Trois ans plus tard, le château et son parc deviennent quartier général de la Kriegsmarine en France. Après la Libération, la réquisition est maintenue au profit de l’armée américaine, puis du service des Prisonniers de guerre. Chacun de ces occupants édifie une série de baraquements de bois que la Ville d’Angers, bénéficiaire de la réquisition par arrêté préfectoral du 28 juin 1946, est bien heureuse de trouver pour le logement de ses sinistrés et réfugiés.

    1L'un des baraquements. 1961. Arch. mun. Angers.

    Les travaux d’appropriation des vingt baraquements sont conduits et financés par les services du ministère de la Reconstruction. Les trente premières familles y emménagent en janvier 1946. Début 1949, elles sont cent trente. On augmente le nombre des baraquements à plusieurs reprises. Pour simplifier l’administration de la cité, la Ville a renoncé à la création d’une section de commune. C’est une commission qui veille sur la cité, commission à laquelle est adjointe un directeur du domaine. Les habitants de Pignerolle sont considérés comme des Angevins, sauf en ce qui concerne l’état civil.

    Un service postal est créé. La desserte par autobus est plus longue à obtenir, de même que l’électricité. On vit à Pignerolle comme dans un village. Et, selon le témoignage d’une de ses anciennes habitantes, qui y a passé la jeunesse de ses neuf à seize ans, vers 1947-1954, c’est « la vie au grand air ». Chaque logement a son lopin de terre à cultiver, il y a des pelouses, de l’espace. Des lapins, une chèvre améliorent l’ordinaire. « Avec le recul, dit-elle, ce qui reste, c’est le bon souvenir de ce parc, on y était comme en liberté. On pouvait être autonome. Il y avait un groupe scolaire, une salle des fêtes pour les spectacles donnés par l’école, les bals, le cinéma…, un terrain de basket et de football, une chapelle dans l’orangerie, un poste de police, la « coop » pour les courses. Il y avait même une piscine, alors qu’Angers n’en avait pas. J’y ai appris à nager, avec une chambre à air de vélo comme bouée. » La convivialité entre les habitants fait le reste.

    Tout n’est certes pas rose. « Les cloisons en isorel n’isolaient pas du tout les familles… et il fallait frotter très dur les parquets, les passer à l’eau de Javel, pour éliminer les puces qui pouvaient nicher dans les rainures ». Des accidents surviennent : « Un jour, l’installation électrique s’enflamme. J’ai appelé le voisin au secours. C’était un électricien ! Par chance, il était là et a éteint l’incendie avec une couverture. » Accident plus grave : un enfant a le bras arraché par une mine. On n’avait pas procédé au déminage systématique du domaine.

    1Reportage de 1961. Arch. mun. Angers.

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    Reportage de 1961. Arch. mun. Angers.

    Au fil du temps, la situation de la cité se dégrade. Les baraquements ne sont pas réparés. La Ville en rejette la responsabilité sur l’État. À plusieurs reprises, elle veut se libérer de cette charge. « C’est un sujet excessivement délicat et difficile, indique Louineau au conseil municipal du 22 mai 1956. N’oubliez pas que la cité de Pignerolle est composée de baraques qui n’appartiennent pas à la Ville, que la commission d’architecture a refusé à l’unanimité d’accepter la remise gratuite des baraquements. […] La cité de Pignerolle, il faut bien le dire, n’appartient à personne. La population la mieux de Pignerolle a été relogée à Angers et remplacée par d’autres personnes d’Angers. » D’autres personnes que les rapports qualifient de très déficientes et d’un faible niveau social.

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    Une chambre. 1961. Arch. mun. Angers.

    Et c’est là le problème : les baraquements toujours plus vétustes sont sans cesse réattribués à des familles toujours plus démunies. Les baraques deviennent de véritables taudis. L’alcoolisme y règne en maître. De janvier à septembre 1961, la police intervient 30 fois à la suite de bagarres et 64 fois pour demander la Croix-Rouge. Beaucoup de familles, faute de payer leur électricité, s’éclairent à la bougie. L’inévitable survient : l’incendie ravage un baraquement dans la nuit du 23 décembre 1958, laissant trente et une personnes sans abri. Un nouvel incendie se déclare le 15 octobre 1961. Une femme est morte brûlée vive. « On va tous griller comme des sardines dans ces baraques ! », s’écrient les habitants.

    Le préfet demande au ministère de la Construction une dotation supplémentaire pour l’engagement d’un programme social de relogement de 175 unités en 1962. Ces logements « PSR » ne se construisent pas sans mal, chemin des Longs-Boyaux (cité les Fresnais-le Cormier), à Montrejeau et au Daguenet. La municipalité redoute leur proximité avec d’autres cités. Les dernières familles quittent enfin Pignerolle le 31 juillet 1964. Il était temps : le 22 juillet, un troisième incendie avait ravagé un baraquement, heureusement désaffecté.

     

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    Après l'incendie du 15 octobre 1961. Arch. mun. Angers.
     
    Source: angers.fr
     
    Quelques liens sur Pignerolle:
     

  • t comme Tatiana

    S'il est des rencontres improbables, celle-ci en est une je crois.
    Je fais ma généalogie depuis un peu plus de 2 ans, et j'ai rencontré, virtuellement pour la plus part, des gens extraordinaires, de part leur personalité, par leur don d'eux même ou tout simplement de part leur gentillesse.

    Quand je suis né, en 1960, mes Parents vivaient à Montreuil-Belfroy (49), aujourd'hui devenu Montreuil-Juigné, suite au rapprochement avec la Commune de Juigné-Béné.
    Ils habitaient donc, avec mon Grand-Frère, au N°10 de la Cité Bel-Air, 2e étage, porte droite (le point jaune )



    (Tatiana, j'ai trouvé cette carte postale la semaine dernière )

     

    Nous avons déménagé en octobre 1968 pour Angers, quartier de La Roseraie.

    La vie a suivi son cours et 40 ans, 3 frères, une sœur, 6 enfants et une 20e de déménagements plus tard, me voici généalogiste amateur, en Charente.
    J'ai pensé qu'avec 6 enfants de 4 femmes différentes, ce sera plus simple pour moi de recensé tout ça, que pour ma descendance.

    Mais revenons à nos moutons.

    Je m'inscris sur Facebook sur divers Groupes d'entraide Généalogique, et un jour, au détour d'une conversation instantanée, sachant de par mon profil, que je suis natif d'Angers, Tatiana me dit: "Quand je suis née mes parents habitaient Montreuil-Juigné (Montreuil-Belfroy à l'époque ), puis nous avons habité la Roseraie et ensuite le quartier de la Madeleine à Angers."

    J'ai alors fais la même chose, et lui ai répondu à quelque chose près, ceci: "Quand je suis né mes parents habitaient Montreuil-Juigné (Montreuil-Belfroy à l'époque ), puis nous avons habité la Roseraie et ensuite j'ai quitté le cocon familial, mais toujours sur Angers."

    - Oh! ben ça alors, c'est pas mal. J'habitais Cité Bel-Air
    - Moi aussi
    -Au n° 10, au deuxième étage
    - mais moi aussi
    - Mes parents y sont arrivés en 1968
    - Les miens en sont partis en 1968

    Vous l'aurez compris, le monde étant si petit, que je viens de rencontrer une personne dont les Parents ont remplacés les miens, dans un appartement, il y a plus de 40 ans, sachant qu'aujourd'hui Tatiana habite à 300 kms au Nord d'Angers, et moi, 300 kms, au Sud d'Angers.
    Mais, nous nous sommes promis de tout mettre en œuvre pour nous rencontrer un jour, ce qui devrait fatalement arriver un des ces jours, puisque la Grand-Mère de Magali, ma tendre compagne, a eu la bonne idée de s'installer à 23kms de chez Tatiana.

     

    Ah! oui, pardon, j'oubliais, voici le très beau et très complet, site de Tatiana et de Ronan son Mari 

    Merci Tatiana d'être de mes amis (es)  


  • Demain, c'est l'heure du Thé

     


  • Scomme Saint-Bernard (Le Col du Grand Saint-Bernard)

     

     

    Le Grand-Saint-Bernard, anciennement appelé Mont-Joux, est un col des Alpes pennines situé à 2 469 mètres d'altitude en Suisse (la frontière avec l'Italie passant quelques centaines de mètres au sud du col), sur la commune de Bourg-Saint-Pierre du côté suisse et de Saint-Rhémy-en-Bosses du côté italien. Il sépare la vallée du même nom, dans le val d'Aoste au sud, du val d'Entremont, situé en Valais au nord et constitue un passage entre le mont Mort et la pointe de Drône, tous deux situés sur la frontière italio-helvétique. C'est le troisième plus haut col routier des Alpes suisses et le sixième plus haut d'Italie.

    • Mais pour moi, c'est aussi le sujet de ma collection, Bonaparte 1er Consul, au Passage du Saint-Bernard (Peinture de David) (voir article précédent).

    Voici l'histoire vrai de ce passage:

    Le passage du col du Grand-Saint-Bernard demeure un épisode légendaire de l'épopée napoléonienne. Si en 1799 et 1800 nombre de cols suisses furent franchis par les armées françaises, russes et autrichiennes, seul le Grand-Saint-Bernard a été retenu par l'Histoire. En effet, grâce à une habile commande passée au peintre David, la propagande consulaire a laissé à la postérité la plus célèbre représentation de Napoléon, Bonaparte franchissant le Grand-Saint-Bernard, sorte d'icône des temps modernes dont l'original est conservé au musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau. Le Premier Consul y apparaît comme un héros "calme sur son cheval fougueux", véritable incarnation de la conquête militaire. La réalité fut cependant bien plus prosaïque.

     

      
    Lors de la deuxième cohalition, alors que l'armée du Rhin dirigée par Moreau manoeuvrait en Allemagne, Bonaparte décida de se rendre au secours de Masséna enfermé dans Gênes par les Autrichiens. A la tête d'une armée de Réserve forte de quarante mille hommes, le Premier Consul choisit de faire au plus court et de passer par le col du Grand-Saint-Bernard, réputé infranchissable. Le général Marescot fut chargé de la reconnaissance du passage des Alpes.

    Du 16 au 20 mai 1800, l'armée de Réserve entreprit donc cette traversée, comparée par les comptes-rendus de l'époque à celles des soldats d'Annibal et de Charlemagne (David reprit d'ailleurs la comparaison gravée sur les rochers en bas dans son tableau). C'est à dos de mule que Bonaparte parvint au sommet, dans des conditions rendues périlleuses par la neige et le froid. Il fut reçu au couvent du mont Saint-Bernard par le père Berenfaller. Après quelques heurts avec des détachements autrichiens du côté italien, l'armée française fut retenue par la résistance inattendue du fort de Bard (19 mai). Elle parvint dans le Piémont le 25 mai et s'apprêta aux combats contre les Autrichiens qu'elle battit à Marengo le 14 juin suivant.

     
    La route empruntée par l'armée de Bonaparte peut se visiter aujourd'hui depuis Martigny où le Premier Consul établit son Q.G. du 17 au 20 mai dans la prévôté du Grand-Saint-Bernard jusqu'à Verrès, dans le val d'Aoste, où il s'installa le 25 mai. A Bourg-Saint-Pierre, Bonaparte déjeuna à l'Auberge de la Colonne militaire devenue depuis l'Hôtel du déjeuner de Napoléon Ier. La mairie expose dans son hall d'entrée la lettre promettant dédommagements et réparations à la commune pour son aide et les dommages subis.
     
    Au col du Grand-Saint-Bernard où Bonaparte fit halte le 20 mai en fin d'après-midi, le bâtiment de l'ancien hospice abrite un musée retraçant l'histoire du lieu et conservant des souvenirs de ce passage historique. C'est là également que repose le général Desaix tombé à la bataille de Marengo. Dès le mois de juin 1800, Bonaparte ordonna l'édification du tombeau au Grand-Saint-Bernard, bien que Desaix n'eut pas traversé les Alpes avec l'armée de Réserve. Le corps du jeune général, demeuré à Milan depuis 1800, y fut inhumé en 1805 en présence de Berthier représentant l'Empereur. Un monument commémoratif fut installé en 1806 dans la chapelle (déplacé en 1829). Le général Desaix repose anonymement sous un autel consacré à Sainte-Faustine.

    La route du col passe par Etroubles et descend ensuite vers Aoste où le palais épiscopal abrita Bonaparte du 21 au 24 mai. Puis c'est Bard et son célèbre fort au pied duquel une plaque commémorative rappelle que Stendhal reçut ici le baptême du feu.

     

    Source: http://www.napoleon.org


  • Il y a tout juste 100, le 21 avril 1913, le journal Le Petit Courrier (d'Angers) titrait:

     

     

     

    Gaston Farelicq fut policier à Paris pendant trente ans (à partir de 1896). Il participa -activement - au siège de Nogent -sur- Marne et à celui de Choisy- le- Roi. En outre, il participa à l'organisation de diverses exécutions capitales, notamment celles de ces trois membres de la bande à Bonnot, le 21 avril 1913, devant la prison de la Santé. De service au pied de l'échafaud, il raconte :

    « Le ciel était de plomb ce jour-là, pendant que Deibler et ses aides construisaient la sinistre machine. Soudain, il fut traversé d'une traînée lumineuse et les becs de gaz s'éteignirent un à un. 4h25. Un roulement. C'est la voiture qui arrive lentement sur le pavé et s'arrête devant la lugubre machine. Deibler descendu le premier la fait avancer un peu...........La double portière du fond s'ouvre. Et à la lueur falotte d'une lampe qui se balance au bout d'un bras on distingue, sur deux bancs latéraux qui se font face à face, d'un coté les aides, de l'autre les condamnés, au col largement échancré. Au fond, Monier, au milieu, Callemin, à l'autre Soudy, déja placés dans l'ordre de leur destin.

    Soudy s'avance le premier...........

    - Au revoir, camarades ! dit-il.

    - À tout à l'heure ! répond Monier.

    - Il fait froid, ajoute-t-il, d'une voix étouffée pendant qu'il descend.


    Mais il est saisi, précipité et le couteau tombe. Un coup d'éponge et on le remonte.

    C'est au tour de Callemin. Il gouaille : « C'est beau, l'agonie d'un homme. » Puis il se livre et son corps rejoint celui de Soudy dans le lugubre panier.

    Alors le dernier, Monier, le plus âgé, apparaît à son tour. Deux fois déjà il a entendu résonner la chute sinistre. Très maître de lui et phraseur jusqu'au bout, levant la tête et regardant bien en face ceux qui l'entourent il dit d'une voix
    nette :

    - Adieu à tous, Messieurs et à la société aussi.

    Puis au moment où il met le pied sur le premier échelon : « Au revoir ! ». C'est bien fini cette fois. Il est 4h52 ! Dans le panier c'est un mélange de trois corps et de trois têtes.

    La toilette de la machine s'opère pendant que l'abbé Geispitz, le vénérable aumonier, très èmu, raconte à voix basse que Soudy et Monier l'aimaient bien et lui avaient demandé de les accompagner à l'échafaud, tandis que Raymond la science, irréductible, avait accueilli ses pieuses exhortations par ces mots désenchantés : Hélas ! vie sans lendemain ! qui peuvent bien servir d'épitaphe à cette jeunesse disparue en quelques jours pour avoir écoutez les mauvais bergers et voulu la vivre sans frein ni loi, en dépensant contre la société dans des conditions spasmodiques des trésors de vitalité, d'énergie et d'audace dont elle eût pu leur être reconnaissante s'ils avaient été employés à son profit »

    _____________________________________________________


    Soudy, Callemin et Monnier, sont les 5ème, 6ème et 7ème guillotinés sur le bd Arago, après l'arrêt des exécutions sur la place de la Roquette.

    Ils sont portés sur les « Carnets d'exécutions » d'Anatole Deibler avec la numérotation :
    162-66
    163-67
    164-68

    Source: guillotine.cultureforum.net


  • R comme Ressuscité

    Relevé sur les Affiches d'Angers du 31 mars 1786

     

    Lettre aux Auteurs du Journal de Paris.

               MESSIEURS,

      Je reçois de Châteaudun les détails d'un évènement qui occupera une place dans les fastes de la Médecine, qui prouve en faveur de cette science, & fait un honneur infini à M. Desprées, Médecin de cette ville.
      Le Père Victor, religieux, tombé malade, Mr Desprées voit une maladie grave, mais qui paroît pas devoir être mortelle.
    Il quitte son malade le matin; le lendemain, après la visite de l'Hôtel-Dieu, il va au Couvent. On lui annonce que le Père Victor est mort; il le transporte à l'Eglise, examine, & tente infructueusement plusieurs moyens de ranimer le principe de la vie, qu'il ne pouvoit croire éteint. Le Père Victor avoit été très sensible à l'impression de la musique; il demande & obtient la musique du Régiment d'Orléans Dragon, qui est en garnison à Châteaudun, & le mort supposé revient à la vie au bruit des tymballes & des trompettes, des clarinettes & haubois; bientôt uns crise salutaire, une lueur abondante se déclare é assure cette espèce de résurection.

     

     

     

    D'autres cas célèbres:

    Bertha Hemmling, enceinte de huit mois, décéda à Munich vers la fin du XIXe siècle et fut enterrée dans un des cimetières de la ville.
    Or, le lendemain de son inhumation, un promeneur alerta le gardien prétendant avoir entendu des coups sourds provenant de la tombe. Les autorités acceptèrent que l'on déterrât le cercueil et qu'on l'ouvrît en présence du prêtre de la paroisse, d'un juge et d'un officier de police.

    Le couvercle de la bière ôté révéla toute l'horreur du drame: inhumée vivante la jeune femme avait accouché dans son cercueil et son bébé avait comme elle succombé à l'asphyxie.

    ****************************

    En 1819, un homme de cour, le baron Hornstein tomba en léthargie. Ses proches le crurent mort. Le médecin appelé à son chevet confirma son décès.
    La famille organisa les funérailles. Le baron fut enseveli en grande pompe dans le somptueux mausolée familial du cimetière. Or, le défunt sortit de sa léthargie et réussit à soulever le couvercle de son cercueil et à en sortir.
    Le caveau était vaste, mais, malgré tous ses efforts, le baron ne parvint pas à s'évader du caveau scellé où il croupit des heures durant en compagnie des cercueils d'autres membres de sa famille.
    Le baron perdit la raison et mit fin à ses jours en se brisant le crâne contre les murs du mausolée. Quelques jours plus tard, des ouvriers chargés de l'entretien des tombes, retrouvèrent son cadavre ensanglanté près de l'entrée du caveau.

    ****************************

    En 1864, au Pays de Galles, des pêcheurs amenèrent un jour au port un jeune noyé qu'ils avaient remonté dans leur filet.
    L'adolescent fut transporté dans l'église car le village ne possédait pas de morgue. Un médecin venu du bourg l'examina et confirma son décès par noyade.
    C'était jour de marché.
    Toute la journée, les habitants des environs défilèrent devant le corps du jeune homme pour essayer de le reconnaître. En vain.
    Le lendemain, après une brève cérémonie, l'inconnu allait être inhumé anonymement, lorsque, à l'instant même où le menuisier venait de planter le dernier cloue dans le couvercle de son cercueil, il se réveilla et poussa un grand cri.

    Le jeune homme venait d'Irlande et son bateau de pêche avait fait naufrage. Il vécut encore de nombreuses années, en "bon chrétien" précise le narrateur, sans aucune séquelle.

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  • Q comme

     

     

    Querré est un tout petit village qui s'étend sur 12,4 km², situé dans mon Département de Naissance, le Maine & Loire (49).

    • Latitude: 47° 40' 46'' Nord
    • Longitude: 0° 37' 0'' Ouest.


    Querré est la 23426ème ville au classement des communes de France ayant le plus d'habitants.  Cette ville appartient au Canton de Châteauneuf-sur-Sarthe.


    La carte de cassini de Querre

     Je me suis amusé ce matin en remarquant que Querré ne comptait en 2010 que 319
    âmes, alors que j'ai dans mon arbre, 314 individus qui en émanent.
    Est-ce à dire que les Queréens et les Queréennes d'aujourd'hui, descendent tous de mes Ancêtres ?
    C'est juste une petite anecdote que je me devais de partager avec vous.

    Voici tout de même tous les Patronymes de mon arbre associés à Querré:
    BACHELOT (85), BERTHELOT (5), BESSON (17), BÉCHU (2), CHABAIN (2), CHABAING (24), CHALUMEAU (1), CHAPON (4), CHESNEAU (1), COLAS (2), DELAUNE (2), DELESPINE (2), FERRÉ (1), GENTILHOMME (1), HAMELIN (36), HAMON (3), HERPIN (1), LE TERME (3), LEGUERÉ (1), LEMESLE (1), MADIOT (1), MARION (64), MARTINEAU (2), MICHEL (1), PAIGNÉ (1), PASQUIER (1), POMMIER (1), RIFLÉ (1), ROBICHON (2), SAULNIER (8), SEUREAU (3), TAUSSON (19), TESSÉ (4), TESSIER (11), VEAU (1)

    Mon plus vieil acte à ce jour à Querré, le Baptême d'Olivier CHABAING, fils d'André et d'Estiennette DELESPINE le 14 aout 1617 (AD BMS 1616-1673 page 4/166).



  • comme Prêtre Poète

    1533 - Acte de baptême en vers

    Jusqu'en 1790, la ville d'Angers était partagée en seize paroisses : Saint-Pierre (l'une des plus anciennes), Saint-Maurille, Saint-Michel-du-Tertre, Saint-Denis, Saint-Julien, Saint-Martin, Saint-Michel-la-Palud, Sainte-Croix, Saint-Évroul, Saint-Aignan, Saint-Maurice, Saint-Laud, Lesvière, la Trinité, Saint-Jacques et Saint-Nicolas. Celles de Saint-Samson, Saint-Léonard et Saint-Augustin - rattachées à la ville pendant la Révolution - n'étaient alors que paroisses rurales.

     

     Les plus anciens registres paroissiaux conservés en Anjou sont ceux de la paroisse Saint-Pierre (janvier 1489). Bien avant l'édit de Villers-Cotterêts de 1539, certains évêques (surtout dans l'ouest du royaume et en Bretagne) avaient prescrit à leurs curés la tenue de registres de baptêmes. Les premiers statuts synodaux du diocèse d'Angers faisant mention de cette obligation remontent à 1504. L'édit de Villers-Cotterêts (paragraphe I, articles 50-53) l'impose à toute la France. En 1579, l'ordonnance de Blois ordonne la tenue de registres de mariages et de sépultures.

     

     Le premier registre de Saint-Pierre est déjà tenu en français. A l'image des notaires qui commençaient souvent par la formule, s'ensuyt les…, le curé a inscrit en tête du registre : S'ensuyt le papier des noms des petiz enfans baptizez depuis le premier jour de janvier en l'eglise de monsieur Sainct-Pierres d'Angiers, l'an mil IIIIC IIIIXX huyt (c'est-à-dire 1489 car nous changeons de millésime au premier janvier ; jusqu'en 1565, l'année commençait à Pâques). L'acte de baptême présenté ici est particulièrement original, puisqu'il est le seul à être rédigé en vers, sans doute par l'un des parrains des nouveaux-nés, Eustache Georget, licencié en loi. On y observe également la coutume, contractée au XIIIe siècle et interdite par le concile de Trente, du double parrainage : deux parrains et une marraine pour un garçon, l'inverse pour une fille.

     

    Le mercredy de may vingt et huytiesme
    L'an mil cinq cens trois avec le trentiesme,
    Eustache et Jehan, deux freres et sacher
    Jumeaux et filx de Ymbert maistre boucher,
    Dict Dorleans, et Perrine Bruneau,
    Sa femme espouse, en honneur bien et beau
    Ces deux enfans ensemble procreerent.
    Quatre parains pour les deux accepterent
    Et avec eulx deux notables maraines,
    Solempnizant les choses souveraines.
    Le premier fut Eustache ainsi nommé
    Par deux parains de nom bien renommé,
    Et la maraine aussi estoit de mesme,
    Faisant l'honneur qui appartient au baptesme.
    L'un estoit dict maistre Eustache Georget,
    Licencyé aux sainctes loix subgect,
    Jehan Daniel et Jehanne Barbetorte.
    Jehan Le Hayez, homme d'honneste sorte,
    Acompaigné de Pierre Fenouzet,
    Maistre boucher, compaignon de bon het,
    Avecques eulx Benoiste Bruneau dicte
    Nommerent Jehan selon la loy escripte.
    Maistre Symon Goyslard les baptisa,
    Qui justement tout le cas divisa.
    Eustache et Jehan sont les enfans nommez,
    Jhesus leur doint leur cours bien consommez.

     

    (en marge : )  Eustache, primus.
      Johannes, secundus.

    Paroisse Saint-Pierre d'Angers.
    Acte de baptême versifié d'Eustache et de Jehan Dorléans, fils du maître boucher Hymbert et de Perrine Bruneau. 28 mai 1533.
    AD49 B 1528 (7 novembre)-1584 -5 mai) vue 39/711

    Source: archives49.fr





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